
Les poêtes
Dark minimal experimental rock, slow tempo around 70 BPM, obsessive repetitive guitar riff, very few chords. Simple mechanical drums, deep steady bass. Additional irregular non-rhythmic percussion, cold metallic hits, dissonant bells, ritual and industrial textures. No chorus, no heroic climax. Male monotone spoken-word narration, detached and incantatory. Philosophical, existential atmosphere, sense of frozen world, slow decay, randomness and fractured consciousness. Abrupt or unresolved ending.

Les poêtes
Dark minimal experimental rock, slow tempo around 70 BPM, obsessive repetitive guitar riff, very few chords. Simple mechanical drums, deep steady bass. Additional irregular non-rhythmic percussion, cold metallic hits, dissonant bells, ritual and industrial textures. No chorus, no heroic climax. Male monotone spoken-word narration, detached and incantatory. Philosophical, existential atmosphere, sense of frozen world, slow decay, randomness and fractured consciousness. Abrupt or unresolved ending.
Lyrics
À l’abreuvoir des vins
un grain puis deux et trois
un mélange abstrait
aux tables d’acajou
à l’ivresse morale
goûts de tanin,
une constellation
de saveurs et d’odeurs
à l’essor des foisonnements
infante de ses ravins
de l’irrémédiable
décadence minérale
des cristaux ébréchés
couverts d’argent élimés
un millier de morceaux de verre
pour une conséquence
un millier de routes
pour une évidence
et le jet de dé saute
sur les champs des coïncidences
un bilboquet sur un filin instable
jalonne au hasard des soubresauts
un peu de vide rempli de creux
une corde te retient
à la folle substance
celle du sens et de ce qui s’écrit
une boule aux angles obtus
qui roule sur ses coins
à la suite et à la queue
aux folies demeurées et dormeurs désolants
qui rentrent en la demeure des désirs désœuvrés
aux multiples tables du probable
à l’effroi démuni
défiant sur la dérive
le déicide objet
d’un plaisir décharné.
une exploration en lente chute
une curiosité qu’égraine le temps
qu’égraine le conscient
qu’égrène la pensée
alors cette ligne noire est celle qu’on ne peut franchir
immuable présence, aux âges absents
au moment des premiers, père en tout point
les grands, ceux qui ont su
furent la glaise, la chaux et l’abîme
les bâtisseurs des murs
la ligne s’éleva en remparts anthracite !
tout fut figé
seul le cri quantique
de la bête qui avait vu l’avant
réveilla le temps
dès lors, le songe de l’univers
se courba à la loi
du prêtre absous
celui qui suit le partitionneur des songes
naquirent ainsi les chevaucheurs de trous noirs
et depuis la fin jusqu’au dernier début
ils inventeront toutes les morts,
infimes, infinies, définies et finies.
la poésie
