
WALKING DEAD
talking, spoken, vocals: dry spoken word, low register, minimal reverb. cosmic, electro, Industrial dark electro post-punk / EBM, Mid-tempo. Tempo: mid-tempo, flying, mechanical space groove, industrial kicks, metallic hits, Groove feels like controlled pressure, heavy, repeating short motifs, locking tightly with drums, Instruments: distorted bass, cold analog synths, metallic percussion, noise textures, Jazz is present as attitude and harmony, not as swing: – Replace classic piano with dark jazz-informed harmonic textures – Use cold analog synths or processed keys playing jazz voicings (m7, m9, altered chords) – Silence and space are as important as notes Sound design: noise textures, low industrial drones, subtle tape saturation, no lush effects, Mood: cold, hostile, oppressive, coldly assertive / unavoidable / clinical tension

WALKING DEAD
talking, spoken, vocals: dry spoken word, low register, minimal reverb. cosmic, electro, Industrial dark electro post-punk / EBM, Mid-tempo. Tempo: mid-tempo, flying, mechanical space groove, industrial kicks, metallic hits, Groove feels like controlled pressure, heavy, repeating short motifs, locking tightly with drums, Instruments: distorted bass, cold analog synths, metallic percussion, noise textures, Jazz is present as attitude and harmony, not as swing: – Replace classic piano with dark jazz-informed harmonic textures – Use cold analog synths or processed keys playing jazz voicings (m7, m9, altered chords) – Silence and space are as important as notes Sound design: noise textures, low industrial drones, subtle tape saturation, no lush effects, Mood: cold, hostile, oppressive, coldly assertive / unavoidable / clinical tension
Lyrics
INTRO (basse sourde, souffle)
Je ne suis pas venu te juger.
Je ne suis pas venu t’accuser.
Je suis venu poser ce que j’ai compris.
Même si ça dérange.
COUPLET 1
Ce n’est pas ce que tu faisais
qui a fissuré la confiance.
C’est ce que tu m’as raconté au début.
Une histoire construite pas à pas.
Amenée, structurée, répétée.
Assez longtemps
pour que j’y habite.
Tu m’as parlé d’un seuil.
D’un monde que je traversais seul.
Tu m’as dit :
« Tu es le premier. »
Je t’ai cru.
COUPLET 2 (basse plus présente)
Plus tard,
j’ai compris que certaines choses existaient déjà.
Avant moi.
Pas comme des fautes.
Comme des faits.
Mais ces faits n’étaient jamais à leur place.
Ils glissaient.
Ils changeaient de nom.
Ils revenaient déguisés.
Ce n’est pas le passé qui m’a blessé.
Tout le monde a un passé.
Tu as eu besoin
que ce qui venait d’avant
soit présenté comme uniquement sombre,
sans nuances,
sans zones intermédiaires.
Pas pour mentir par cruauté,
mais pour rendre possible
ce que nous vivions.
BREAK (silence)
COUPLET 3 (voix basse)
Je n’ai jamais voulu être unique.
Tu m’as rendu exceptionnel.
Tu m’as placé en haut.
J’ai porté ce costume
sans savoir
qu’il avait été cousu après.
Ce n’était pas un cadeau.
C’était un piège doux.
COUPLET 4 (tension progressive)
Quand tu parlais d’états modifiés,
en disant qu’ils n’avaient rien de charnel,
rien de brûlant,
rien d’excessif,
je t’ai cru.
Mais ailleurs,
dans un autre espace,
tu parlais de ces mêmes moments
comme de leviers,
de catalyseurs,
de moyens d’ouvrir les corps,
de pousser la lubie jusqu’à l’extrême.
Et ce n’était pas une fois.
C’était récurrent.
Assumé.
Désiré.
COUPLET 5 (basse plus lourde, voix plus ferme)
Quand tu parlais de fantasmes,
en disant qu’ils venaient de moi,
je reconnaissais des images
que je n’avais jamais vécues,
mais que je savais déjà.
Et là,
j’ai compris.
Tu ne me montrais pas qui tu étais.
Tu me montrais
qui tu voulais être pour moi.
Pas libre.
Pas vraie.
Mais contrôlable.
Structurée.
Rassurante.
TRANSITION (rythme plus sec)
Tout est allé trop vite.
Présentations.
Enfants.
Médecins.
Travail.
Tout, en une semaine.
Comme si quelque chose
devait être figé
avant que je pose trop de questions.
Je me suis demandé
si je me trompais.
Puis j’ai douté.
Puis j’ai accusé.
Parce qu’il y avait une part de vrai.
Et cette part
a été niée.
Encore.
Et encore.
Alors le même cycle revenait :
je parle,
tu nies,
tu retournes,
tu apaises,
et tout recommence.
INTERLUDE (voix distante, dédoublée, rythmique suspendue)
Et à force,
on apprend à se taire.
Ce n’est pas une histoire de sexe, de pratiques, de fidélité.
C’est une histoire de réalité partagée.
COUPLET 6
Et nos réalités
étaient incohérentes.
Changeantes.
Réécrites.
Et quand je le disais,
on me demandait de me taire.
C’est d’avoir compris, trop tard,
que certains moments racontés
comme uniquement fermés,
uniquement figés,
contenaient aussi
des choix,
des désirs,
ou au moins des zones plus complexes
que ce que j’avais entendu.
Et ces zones-là,
tu les as tues.
Utile pour te protéger.
Utile pour garder la main.
Utile pour que je reste.
Tu as voulu que je te croie
sur l’image que tu donnais.
Pas seulement te croire toi,
mais croire ce que tu disais être.
Cette image,
tu l’as tenue fermement,
défendue,
imposée comme vérité.
Mais dès le début,
quelque chose ne collait pas.
Pas dans ce que tu faisais,
mais dans ce que tu racontais.
Des zones floues.
Des silences précis.
Des récits qui se contredisaient.
Alors le doute n’est pas né d’un soupçon.
Il est né d’une incohérence.
Quand une image ne correspond pas entièrement
à ce qu’elle prétend recouvrir,
on ne doute pas par choix.
On doute par nécessité.
Et ce que j’ai fini par comprendre,
c’est que ce que tu me demandais de croire
n’était pas toi dans ta totalité,
mais une version filtrée,
ajustée,
maîtrisée.
Une image.
CLIMAX (calme)
Et vivre dans une relation
où l’on doit croire une image
plutôt qu’une réalité complète,
ce n’est pas aimer sans disparaître.
C’est demander à l’autre
de s’effacer lui-même.
COUPLET FINAL
Mais si tu m’avais montré
ce que tu étais vraiment,
dans tes zones de lumière
comme dans tes excès,
je t’aurais peut-être aimé
encore plus fort.
Libre.
Sans piédestal.
Sans mensonge.
Mais ce n’est pas ce que tu voulais.
Ce que tu n’as peut-être pas vu,
c’est que toi,
tu as perdu un être.
Moi,
j’en ai perdu trois.
Et que pendant tes absences,
tes dissociations,
tes silences brisés,
j’ai tenu la ligne.
J’ai protégé.
J’ai absorbé.
J’ai veillé.
Et plus tard,
on m’a accusé
de ne pas me soucier de ta santé.
OUTRO
Je pose une question.
Une seule.
Pourquoi avais-tu besoin
de réécrire ta vérité
pour que je t’aime ?
Si tu veux continuer
à écrire ton histoire
en effaçant certaines pages,
tu en as le droit.
Mais moi,
je ne peux plus habiter
un récit
où je dois douter
de ce que je sais.
Je ne suis pas parti par colère.
Je suis parti
par lucidité.
