
ON TIENT / ON CRAQUE
chillout, lounge, acid jazz, charming, slow, VOIX B : sexy female voice , VOIX A : hoarse male voice,

ON TIENT / ON CRAQUE
chillout, lounge, acid jazz, charming, slow, VOIX B : sexy female voice , VOIX A : hoarse male voice,
Lyrics
Tu continues d’avancer
trop près,
trop lent,
trop sûr.
Ton regard me transperce
comme si tu cherchais la faille
à l’intérieur plutôt qu’en surface.
J’essaie de tenir,
de rester ce mur que j’annonçais…
mais là,
j’vais pas mentir :
ça tremble.
Juste un peu.
Juste assez pour t’enflammer davantage.
Je le vois.
La fissure.
Le micro battement dans ta gorge,
le souffle qui hésite,
le feu qui déborde derrière ton calme.
Tu tiens, ouais.
Mais j’vois aussi que tu chauffes plus vite que tu le prétends.
Ton attitude se crispe,
ta voix se fait grave,
tes yeux me demandent plus que ta bouche n’ose l’admettre.
Et j’te promets un truc :
je suis à deux doigts de laisser tomber cette façade aussi.
Arrête.
Tu joues trop près de ma limite.
Et plus tu t’avances,
plus j’sens mon contrôle fondre comme une mauvaise excuse.
T’es en train d’repousser tout ce que j’essaie de garder en place.
Et j’te jure,
si tu fais un pas de plus,
si tu murmures un mot de trop,
je ne garantis plus rien.
Pas la tension,
pas la distance,
pas le calme,
pas moi.
Alors regarde bien.
Parce que j’fais ce pas.
Et j’vais pas m’arrêter au milieu.
Ton souffle touche le mien.
Ton regard me défie encore,
mais il tremble,
une seule seconde,
et ça suffit.
Je cède.
J’te le dis sans honte :
je cède.
Et j’me retiens plus.
Plus du tout.
…
Ok.
Ok, j’cède aussi.
Tu l’as voulu ? Tu l’as.
Je laisse tomber toute la défense,
tout le mur,
tout le masque.
Je laisse la tension me transpercer,
je laisse ton énergie me briser les nerfs,
j’laisse cette chaleur m’envahir sans lutter.
Je cède.
Pas parce que je perds,
mais parce que je veux.
Parce que c’est toi.
Parce que c’est maintenant.
Parce que c’est trop fort pour être retenu.
Alors viens.
Pas pour me défier,
pas pour gagner,
mais pour tomber avec moi.
Parce que là,
c’est plus une bataille.
C’est deux feux qui se reconnaissent,
deux forces qui se lâchent,
deux volontés trop brûlantes
pour rester séparées.
Tu cèdes ?
J’cède.
Et la nuit peut exploser autour,
ça change rien :
c’est nous deux qui brûlons au centre.
On craque.
On s’abandonne.
On laisse tout fondre.
Plus de mur.
Plus de rôle.
Plus de calcul.
Juste ce moment tendu, brut, irréversible.
L’un contre l’autre,
ou l’un avec l’autre —
ça revient au même.
On tient plus.
On tombe.
On s’embrase.
On cède.
Ensemble.
