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Les morts-vivants

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navisoden·3:08

Lyrics

(Intro, voix basse, souffle radio)
Les néons tremblent…
La ville respire encore… ou presque.

J’marche parmi les silhouettes sans paupières
Les yeux ouverts mais les rêves sous terre
Tik-tik… téléphones comme des prières
Tout le monde parle mais personne espère

(Hey…)
Les cafés débordent de fantômes civils
Costumes noirs, regards hostiles
Ils disent “ça va” d’une voix textile
Pendant qu’leurs ombres deviennent hostiles

(Brrr… brrr…)
Dans l’ascenseur ça sent la pluie métallique
Les murs connaissent nos paniques chroniques
J’entends des rires automatiques
Comme des armes en plastique

Refrain :
Les morts-vivants dansent sous les gyrophares
Oh-oh… les cœurs battent mais regardent nulle part
Les morts-vivants chantent dans les couloirs
Hey ! Hey !
Même la nuit dort avec les yeux noirs

J’ai vu un homme vendre son reflet cassé
Pour un badge bleu et trois chiffres glacés
Une femme sourire sans jamais cligner
Comme si quelqu’un l’avait téléchargée

(Ah… ah…)
Le métro gronde comme un ventre vide
Chaque station avale les timides
Les journaux brûlent dans les flaques acides
Et les saints deviennent anonymes

Y’a des fleurs qui poussent sur les antennes
Des enfants qui parlent aux sirènes
Des amoureux couchés sous les écrans blêmes
En répétant les mêmes thèmes

Refrain :
Les morts-vivants dansent sous les gyrophares
Oh-oh… les cœurs battent mais regardent nulle part
Les morts-vivants chantent dans les couloirs
Hey ! Hey !
Même la nuit dort avec les yeux noirs

(Chuchoté)
Qui conduit encore ce vieux navire ?
Qui rêve encore avant de dormir ?

J’vois des couronnes sur des têtes vides
Des poètes noyés dans les algorithmes
Les rues deviennent des cimetières liquides
Et nos mémoires perdent le rythme

(Han… han…)
Peut-être qu’on est morts depuis longtemps
Qu’on bouge encore par habitude seulement
Ou peut-être qu’on survit lentement
Comme des braises sous le ciment

Dernière ligne :
Les morts-vivants… c’est peut-être nous maintenant.

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