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Les morts-vivants

Dubstep rock, beatbox, French rap, dubstep, 184 BPM, beatboxing percussion, six cello, distorted electric guitar riffs, sub-bass slides, industrial percussion, sidechain pumping, parallel compression, chant hooks, call and response, sparse intro, huge drop, rage crescendo

navisoden·3:08

Lyrics

(Intro, voix basse, souffle radio)

Les néons tremblent…

La ville respire encore… ou presque.

J’marche parmi les silhouettes sans paupières

Les yeux ouverts mais les rêves sous terre

Tik-tik… téléphones comme des prières

Tout le monde parle mais personne espère

(Hey…)

Les cafés débordent de fantômes civils

Costumes noirs, regards hostiles

Ils disent “ça va” d’une voix textile

Pendant qu’leurs ombres deviennent hostiles

(Brrr… brrr…)

Dans l’ascenseur ça sent la pluie métallique

Les murs connaissent nos paniques chroniques

J’entends des rires automatiques

Comme des armes en plastique

Refrain :

Les morts-vivants dansent sous les gyrophares

Oh-oh… les cœurs battent mais regardent nulle part

Les morts-vivants chantent dans les couloirs

Hey ! Hey !

Même la nuit dort avec les yeux noirs

J’ai vu un homme vendre son reflet cassé

Pour un badge bleu et trois chiffres glacés

Une femme sourire sans jamais cligner

Comme si quelqu’un l’avait téléchargée

(Ah… ah…)

Le métro gronde comme un ventre vide

Chaque station avale les timides

Les journaux brûlent dans les flaques acides

Et les saints deviennent anonymes

Y’a des fleurs qui poussent sur les antennes

Des enfants qui parlent aux sirènes

Des amoureux couchés sous les écrans blêmes

En répétant les mêmes thèmes

Refrain :

Les morts-vivants dansent sous les gyrophares

Oh-oh… les cœurs battent mais regardent nulle part

Les morts-vivants chantent dans les couloirs

Hey ! Hey !

Même la nuit dort avec les yeux noirs

(Chuchoté)

Qui conduit encore ce vieux navire ?

Qui rêve encore avant de dormir ?

J’vois des couronnes sur des têtes vides

Des poètes noyés dans les algorithmes

Les rues deviennent des cimetières liquides

Et nos mémoires perdent le rythme

(Han… han…)

Peut-être qu’on est morts depuis longtemps

Qu’on bouge encore par habitude seulement

Ou peut-être qu’on survit lentement

Comme des braises sous le ciment

Dernière ligne :

Les morts-vivants… c’est peut-être nous maintenant.

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