
Coloniser ou civiliser...
A surreal alternative rock song in the style of White Album mixed with Radiohead. Gentle, naive verses with acoustic guitar and soft vocals, suddenly shifting into darker, tense sections with distorted bass and unsettling harmonies. Experimental structure with abrupt transitions, ironic cheerful moments, and melancholic introspection. Lyrics are abstract, political, and poetic, questioning civilization, human rights, hypocrisy, and power. Mood: uneasy, intelligent, emotional, subtly rebellious. Tempo changes, unexpected breaks, minimal but expressive production.

Coloniser ou civiliser...
A surreal alternative rock song in the style of White Album mixed with Radiohead. Gentle, naive verses with acoustic guitar and soft vocals, suddenly shifting into darker, tense sections with distorted bass and unsettling harmonies. Experimental structure with abrupt transitions, ironic cheerful moments, and melancholic introspection. Lyrics are abstract, political, and poetic, questioning civilization, human rights, hypocrisy, and power. Mood: uneasy, intelligent, emotional, subtly rebellious. Tempo changes, unexpected breaks, minimal but expressive production.
Lyrics
Intro (parlé, presque murmuré)
On m’a dit : civilisation…
J’ai regardé derrière le mot,
J’ai vu des chaînes,
Et des ports pleins de drapeaux.
Couplet 1
Ils ont inventé le mot civiliser
Pour tracer des frontières dans la peau,
Dire qui serait l’homme achevé
Et qui resterait en dessous du niveau.
Civilisation, mot confortable,
Qui dort bien au chaud dans les salons,
Mais dehors, sous le soleil brutal,
Y’a des peuples qu’on prive de raison.
Refrain
Coloniser ou civiliser ?
C’est le même blues qui revient,
Les droits de l’homme pour les quais,
Le silence pour ceux qui tendent la main.
Une loi ici, une autre là-bas,
Deux visages sous le même drapeau,
La République parle de droits,
Mais les oublie quand l’or est trop beau.
Couplet 2
On a proclamé l’universel
À la face du monde, fièrement,
Mais dans les colonies, pas de nouvelles,
Les droits s’arrêtent à l’océan.
Comment on peut vivre avec deux morales,
Deux vérités, deux humanités ?
Le droit pour soi, la force brutale
Pour ceux qu’on refuse d’écouter.
Refrain
Coloniser ou civiliser ?
Ça sent le mensonge bien habillé,
La morale propre, les mains sales,
Et la violence légitimée.
On enseignait aux écoliers sages
Que l’empire était un progrès,
Pendant qu’on cassait sans partage
Les droits de l’homme hors du palais.
Couplet 3
Ils parlaient de barbarie,
De sauvagerie à combattre,
Cette chanson-là, mon ami,
Elle a déjà servi à abattre.
Ferry parlait de races inférieures,
De mission, de nécessité,
Clémenceau voyait la noirceur,
Le sang, les crimes, la vérité.
Pont (parlé, très Lavilliers)
Regardez l’Histoire…
Regardez bien…
La civilisation marche souvent
Avec un fusil dans la main.
Couplet 4
La politique coloniale avançait
Au rythme sec des machines,
Fallait du caoutchouc, du café,
Des bras, des terres, des mines.
Et même ici, sur le sol national,
Les droits se sont rétrécis,
Universels en capitales,
Réservés à quelques élus triés.
Refrain final
Coloniser ou civiliser ?
Le blues n’a jamais disparu,
Quand on parle encore de barbarie,
C’est souvent soi qu’on ne regarde plus.
Si la civilisation existe vraiment,
Qu’elle commence par le respect,
Agir dans le droit, pleinement,
Ou arrêter de parler d’humanité.
Outro (lent, grave)
Civiliser…
Ou reconnaître enfin
Que personne ne mérite les chaînes,
Et que l’homme n’a pas de hiérarchie dans le sang.
