
Le cri gouffre de nuit
Dark underground rock, heavily distorted guitars drowning in feedback and white noise walls, oppressive and suffocating atmosphere, slow crushing riffs that suddenly collapse into bursts of controlled chaos, reverb-soaked vocals half-whispered half-torn apart, dissonant melodic lines like a ceremony falling to pieces, bass thick and low like a black tide swallowing the ground beneath your feet, drums erratic and ritualistic, alternating between hypnotic repetition and violent rupture, raw psychedelic texture with no production polish, tension that never resolves, a feeling of standing at the edge of something vast and indifferent, cinematic dread rooted in japanese underground aesthetics, noise as emotion, distortion as language, silence as threat

Le cri gouffre de nuit
Dark underground rock, heavily distorted guitars drowning in feedback and white noise walls, oppressive and suffocating atmosphere, slow crushing riffs that suddenly collapse into bursts of controlled chaos, reverb-soaked vocals half-whispered half-torn apart, dissonant melodic lines like a ceremony falling to pieces, bass thick and low like a black tide swallowing the ground beneath your feet, drums erratic and ritualistic, alternating between hypnotic repetition and violent rupture, raw psychedelic texture with no production polish, tension that never resolves, a feeling of standing at the edge of something vast and indifferent, cinematic dread rooted in japanese underground aesthetics, noise as emotion, distortion as language, silence as threat
Lyrics
orange marée aux ondulations lourdes
trahissent l'accalmie qui sommeille alentour
et la mer
et la mer monte de ses doigts fluviaux
et la mer marine avale les spectres des bateaux
dans ses nappes de feux
le paysage est gouffre de nuit,
une étendue bleu pétrole se brise en fleur de vide,
comme une dérive cinglante de la réalité,
un lac lisse rayé d'étrange rayure turquoise.
strie en crevasse profonde et noire
profonde et noire
tout s'effondre au trou noir de la mer
englouti des tourbillons impossibles défiant les marées
du fond béant de sa bouche à l'embouchure anéantie
des globes de la fosse
la main, mamelon atrophié de cette peur
un fantôme manchot de son corps, chavirant la courbe de son épaule
la main lui susurre tout
et la houle se déchire et tombent des falaises grises de fin du monde
il n'y a que lui
que lui qui voit de ses yeux morts
son visage à jamais dévisagé par son infini
dévidé de son regard, le néant sort de sa bouche
l'onde du ciel ondule dans la mer,
et le cri déforme l'être
déforme le monde
seul le cri inonde le monde
et le monde ne l'entend plus
la main sur l'épaule le prend
et c'est le silence
figé sur un ponton
les passants passent et regardent la mer.
