
Le Baiser de la Douleur
French Chanson, Melodic, Lyrical pop, pathos, ethereal, female vocals, deep reflection and growth, slow piano and soft strings, intimate, beautiful, singer songwriter, masterpiece, chamber ensemble
Snowgoose·3:13

3:13
Le Baiser de la Douleur
French Chanson, Melodic, Lyrical pop, pathos, ethereal, female vocals, deep reflection and growth, slow piano and soft strings, intimate, beautiful, singer songwriter, masterpiece, chamber ensemble
Creator: SnowgooseRelease Date: February 19, 2025
Lyrics
Le Baiser de la Douleur
La douleur est un univers intérieur,
elle se plie et se tord dans mes os,
comme un trou noir engloutissant les étoiles,
comme une ville que je ne peux toucher.
Chaque baiser de douleur est une rue sans nom,
et je suis enfermé à l’intérieur,
devenant une maison sans porte.
La maison est remplie de corps passés,
les enveloppes que j’ai habitées autrefois—
bébé, jeune, flétri.
Ils reposent en silence dans ma moelle,
murmurant les mots que j’ai prononcés.
— Mon corps a toujours été en train de mourir,
mais cette fois, il meurt plus complètement.
Mes poumons sont une fenêtre imbibée de pluie nocturne,
le temps s’égoutte à travers ses fissures,
chaque goutte, un ancien moi,
éclaboussant des fragments de mémoire.
La douleur s’enfonce, et je commence à douter :
peut-être suis-je dépouillé jusqu’à ma forme première,
comme le fond marin mis à nu après la tempête,
comme un rêve qui recule,
comme un arbre consumé jusqu’à ses veines,
révélant la première lueur.
Ainsi, la mort n’est plus une disparition,
mais une page que l’on tourne—
un passage du visible à l’invisible.
Lorsque ce corps s’effondrera enfin,
lorsque la douleur s’éteindra, je saurai—
je ne suis ni rose, ni forêt,
je ne suis ni chair, ni nom.
Je suis quelque chose d’indéfinissable,
flottant entre la lumière et l’ombre,
vers l’infini lointain.
La douleur est un univers intérieur,
elle se plie et se tord dans mes os,
comme un trou noir engloutissant les étoiles,
comme une ville que je ne peux toucher.
Chaque baiser de douleur est une rue sans nom,
et je suis enfermé à l’intérieur,
devenant une maison sans porte.
La maison est remplie de corps passés,
les enveloppes que j’ai habitées autrefois—
bébé, jeune, flétri.
Ils reposent en silence dans ma moelle,
murmurant les mots que j’ai prononcés.
— Mon corps a toujours été en train de mourir,
mais cette fois, il meurt plus complètement.
Mes poumons sont une fenêtre imbibée de pluie nocturne,
le temps s’égoutte à travers ses fissures,
chaque goutte, un ancien moi,
éclaboussant des fragments de mémoire.
La douleur s’enfonce, et je commence à douter :
peut-être suis-je dépouillé jusqu’à ma forme première,
comme le fond marin mis à nu après la tempête,
comme un rêve qui recule,
comme un arbre consumé jusqu’à ses veines,
révélant la première lueur.
Ainsi, la mort n’est plus une disparition,
mais une page que l’on tourne—
un passage du visible à l’invisible.
Lorsque ce corps s’effondrera enfin,
lorsque la douleur s’éteindra, je saurai—
je ne suis ni rose, ni forêt,
je ne suis ni chair, ni nom.
Je suis quelque chose d’indéfinissable,
flottant entre la lumière et l’ombre,
vers l’infini lointain.
