
💌💍 "Eve" by PatRixx
dark techno , female vocals, nappes techno mélodieuse , , scratch, male vocals, synthwave and the sound are very similar to the mysterious and melancholic atmosphere , grungegaze, and witch house with a classic drum machine pulse and powerful

💌💍 "Eve" by PatRixx
dark techno , female vocals, nappes techno mélodieuse , , scratch, male vocals, synthwave and the sound are very similar to the mysterious and melancholic atmosphere , grungegaze, and witch house with a classic drum machine pulse and powerful
Lyrics
Chorus
Et moi je vous salue ô première servante,
Aïeule des bergers et des bons serviteurs,
Aïeule des bouviers et des premiers pasteurs.
Et moi je vous salue ô première suivante.
Et moi je vous salue ô la première femme
Et la plus malheureuse et la plus décevante
Et la plus immobile et la plus émouvante,
Aïeule aux longs cheveux, mère de Notre Dame.
Et Dieu lui-même jeune ensemble qu’éternel
Regardait ce que c’est que les cris du jeune âge.
Intègre il regardait d’un regard paternel
Le monde appareiller le long de ce rivage.
Et Dieu lui-même jeune ensemble qu’éternel
Regardait ce que c’est que baisers du jeune âge.
Intègre il regardait d’un regard paternel
Le monde lever l’ancre au bord de ce voyage.
Et Dieu lui-même jeune ensemble qu’éternel
Regardait ce que c’est que les soins du jeune âge.
Anxieux il voyait d’un regard paternel
Le monde appareiller au seuil de ce naufrage.
Et je vous aime tant, mère de notre mère,
Vous avez tant pleuré les larmes de vos yeux.
Vous avez tant levé vers de plus pauvres cieux
Un regard inventé pour une autre lumière.
Vous avez tant pleuré votre force première.
Vous avez tant voilé le regard de vos yeux.
Vous avez tant levé vers de plus pauvres cieux
Votre voix hésitante au seuil dEt moi je vous salue ô femme entre les femmes,
Ô vainement assise aux portes du jardin,
Plus bas que la poterne et le dernier gradin,
Et que la tubéreuse et que les jusquiames.
Et moi je vous salue ô la plus précieuse
Et la plus prosternée aux genoux du destin.
Et la plus enchaînée aux maîtres du festin.
Et la plus anxieuse et la plus soucieuse.
Et moi je vous connais seule silencieuse
Et seule naufragée aux rives de mémoire.
Et seule préposée aux rayons de l’armoire.
Et seule diligente et seule officieuse.
Et je vous aime tant ô la plus sérieuse
Et la plus prosternée aux genoux du travail.
Et la plus inconnue et la plus glorieuse
Vous regardez monter ce flot de turpitude.
Vous pensez à vos fils assis dans le jardin.
Vous regardez monter jusqu’au dernier gradin
La vague d’indécence et de décrépitude.
Vous pensez à vos fils nés pour un autre sort,
Secrètement armés contre la multitude.
Ô vainement assise aux marches de la mort,
Vous pensez à vos fils nés pour la solitude.
Vous regardez monter ce flot de turpitude.
Vous pensez à vos fils assis dans le jardin.
Vous regardez monter jusqu’au dernier gradin
La vague d’indécence et de décrépitude.
Vous pensez à vos fils nés pour un autre sort,
Secrètement armés contre la multitude.
Ô vainement assise aux marches de la mort,
Vous pensez à vos fils nés pour la solitude.
Et moi je vous salue ô première mortelle.
Vous avez tant baisé les fronts silencieux,
Et la lèvre et la barbe et les dents et les yeux
De vos fils descendus dans cette citadelle.
Vous en avez tant mis dans le chêne et l’érable,
Et la pierre et la terre et les marbres plus beaux.
Vous en avez tant mis sur le seuil des tombeaux.
Vous voici la dernière et la plus misérable.
Vous en avez tant mis dans de pauvres linceuls,
Couchés sur vos genoux comme aux jours de l’enfance.
On vous en a tant pris qui marchaient nus et seuls
Pour votre sauvegarde et pour votre défense.
Vous en avez tant mis dans d’augustes linceuls,
Pliés sur vos genoux comme des nourrissons.
On vous en a tant pris de ces grêles garçons
Qui marchaient à la mort téméraires et seuls.
END
