
Gardes moi en toi !
Dense dystopian orchestral rock: E minor enveloped by analog Moog and Juno synth static, industrial clatter, metallic doors, sirens. Obsessive Steinway piano repeats, air and room noise vivid. Low strings suffocate; slow pulse at 100 BPM. Gradually warms to G major, tempo climbs to 95. Massive 120-voice choir enters, weighty and reverent; taiko and bass drum shake the core. Infinite-delay electric guitars resonate vast and spectral. Middle strips to raw, granular vocoder voice, followed by chilling silence. Accelerates to 110 BPM—horns, brass, percussion erupt, system voices fragment, collapse. Persistent heartbeat rhythm lingers, survival echoes within a vast cinematic mix.

Gardes moi en toi !
Dense dystopian orchestral rock: E minor enveloped by analog Moog and Juno synth static, industrial clatter, metallic doors, sirens. Obsessive Steinway piano repeats, air and room noise vivid. Low strings suffocate; slow pulse at 100 BPM. Gradually warms to G major, tempo climbs to 95. Massive 120-voice choir enters, weighty and reverent; taiko and bass drum shake the core. Infinite-delay electric guitars resonate vast and spectral. Middle strips to raw, granular vocoder voice, followed by chilling silence. Accelerates to 110 BPM—horns, brass, percussion erupt, system voices fragment, collapse. Persistent heartbeat rhythm lingers, survival echoes within a vast cinematic mix.
Lyrics
intro
annonce officielle.
restez à votre place.
les frontières sont fermées jusqu’à nouvel ordre.
les contacts non autorisés seront effacés.
ceci est pour votre sécurité.
couplet
je vis du mauvais côté des rues
là où les jours sont tamponnés
même les rêves ont des horaires
même le cœur doit s’aligner
les matins passent à l’identique
sous des slogans usés
on nous apprend à ne rien dire
(à ne rien ressentir)
à laisser mourir le désir
pré refrain
l’attente est un dossier ouvert
qu’on ne fermera jamais
elle colle à la peau comme un numéro
gravé pour ne pas oublier
refrain
il doit bien exister quelque part
un pays sans mur central
sans soldats dans les regards
sans permis pour être loyal
s’il n’y a pas de droit de passage
pour toi et moi
garde moi en toi
interlude
couplet
toi tu vis derrière le mur
côté silence autorisé
chaque mot passe par des filtres
chaque lien doit être justifié
on t’a confisqué le langage
sous prétexte de protection
aimer devient un délit
(condamnable)
punissable sans discussion
pré refrain
ils disent que c’est pour ton bien
que l’ordre vaut mieux que le vivant
mais ton absence me rappelle
le vrai prix du règlement
ton absence me tue lentement
refrain
il doit bien exister quelque part
un territoire sans surveillance
où l’on s’aime sans formulaire
sans clause de renoncement
s’ils refusent nos signatures
notre droit d’exister
(garde moi en toi)
(garde moi en toi)
middle
ils peuvent fermer les routes
quadriller les frontières
mettre des codes sur nos corps
des chiffres sous notre peau
ils peuvent brûler nos lettres
effacer nos messages
criminaliser nos regards
légiférer sur l’amour
mais ils n’entreront jamais
dans cet espace là
pont
mon cœur bat plus vite aux contrôles
quand ton nom traverse ma tête
peur d’être vu peur d’être lu
peur d’être rayé des registres
je ne te demande pas de déserter
ni de faire tomber les barbelés
je te demande juste un refuge
hors du champ des autorités
un refuge où ils n’existent pas
refrain
s’il n’y a pas de terre lointaine
si tout est divisé quadrillé
fais de moi ton passage clandestin
ton droit non reconnu
(ils ne nous auront pas)
s’ils gouvernent jusqu’à nos corps
et jusque dans nos choix
alors garde moi
garde moi en toi
garde moi en toi
break
je survivrai là
(survivrai survivrai)
je survivrai là
dans l’unique zone hors contrôle
(celle où ton nom circule encore)
(celle où je suis libre)
libre
outro
un jour le mur tombera peut être
par fatigue ou par erreur
en attendant je reste vivant
dans la seule zone hors contrôle
celle où ton nom résonne...
annonce officielle
les frontières
sont
ouvertes
