
Chante-la, l’Italien ! - Hommage à Serge Reggiani
1970s French chanson, Serge Reggiani voice, orchestral dramatic, accordion, strings, deep raspy baryton
𝓜𝓸' @Paris·3:12

3:12
Chante-la, l’Italien ! - Hommage à Serge Reggiani
1970s French chanson, Serge Reggiani voice, orchestral dramatic, accordion, strings, deep raspy baryton
Creator: 𝓜𝓸' @ParisRelease Date: May 13, 2026
Lyrics
En 1971, Serge Reggiani interprète L’italien. Celui qui a débuté sa carrière par le cinéma se fait progressivement un nom dans la chanson française.
Jean-Loup Dabadie, l’un de nos plus grands paroliers, lui écrit un texte à la hauteur de l’artiste. Une chanson alternant passages en français et en italien que le chanteur ne souhaite pas interpréter.
En effet, l’intégration des italiens étant difficile au début du siècle, Serge Reggiani ne voulait pas qu’on le ramène à ses origines de « petit macaroni ». Pourtant, le chanteur se laisse convaincre et ajoute à son répertoire la chanson qui deviendra son emblème.
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Eh Serge, t’as les yeux noirs et le sang qui chante,
Fils de Bologne qu’est descendu d’un train de misère.
À Paname on t’traitait d’macaroni, de rital puant,
On t’crachait dessus comme sur un chien dans la cour des Miracles.
Chante-la, Serge ! Chante l’Italien !
Fais-leur bouffer leur mépris avec tes tripes et ton chagrin !
Lève la tête, nom de Dieu, montre-leur ton drapeau déchiré,
C’est pas une honte d’être né de l’autre côté des Alpes, bordel !
T’as eu peur qu’on t’recolle l’étiquette « petit macaroni »,
Toi qu’as crevé l’écran, toi qu’as conquis Paris à la force du poignet.
Mais l’oubli, Serge, c’est la pire des trahisons,
C’est cracher sur la tombe de ton père et sur les mains crevées de ta mère.
Chante-la, Serge ! Chante l’Italien !
Fais trembler les murs, fais chialer les vieux qui s’en souviennent !
C’est pas une chanson, c’est une claque dans la gueule de l’oubli,
Un cri de révolte pour tous ceux qu’on a piétinés sans un merci !
Et pourtant j’te vois, Serge, dans ton p’tit neveu gominé,
Costard bien coupé, sourire de télé, discours bien huilé.
Il est candidat RN maintenant, anti-immigré en chef,
Lui qu’a du sang italien qui coule encore dans ses veines...
Chante-la, Serge ! Chante l’Italien !
Pour ton père, pour ta mère, pour ton neveu et pour demain !
Si tu la chantes pas, personne le fera à ta place,
Et l’histoire recommencera… encore et encore, nom de Dieu !
Allez Serge… fais-nous pleurer.
Chante.
Jean-Loup Dabadie, l’un de nos plus grands paroliers, lui écrit un texte à la hauteur de l’artiste. Une chanson alternant passages en français et en italien que le chanteur ne souhaite pas interpréter.
En effet, l’intégration des italiens étant difficile au début du siècle, Serge Reggiani ne voulait pas qu’on le ramène à ses origines de « petit macaroni ». Pourtant, le chanteur se laisse convaincre et ajoute à son répertoire la chanson qui deviendra son emblème.
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Eh Serge, t’as les yeux noirs et le sang qui chante,
Fils de Bologne qu’est descendu d’un train de misère.
À Paname on t’traitait d’macaroni, de rital puant,
On t’crachait dessus comme sur un chien dans la cour des Miracles.
Chante-la, Serge ! Chante l’Italien !
Fais-leur bouffer leur mépris avec tes tripes et ton chagrin !
Lève la tête, nom de Dieu, montre-leur ton drapeau déchiré,
C’est pas une honte d’être né de l’autre côté des Alpes, bordel !
T’as eu peur qu’on t’recolle l’étiquette « petit macaroni »,
Toi qu’as crevé l’écran, toi qu’as conquis Paris à la force du poignet.
Mais l’oubli, Serge, c’est la pire des trahisons,
C’est cracher sur la tombe de ton père et sur les mains crevées de ta mère.
Chante-la, Serge ! Chante l’Italien !
Fais trembler les murs, fais chialer les vieux qui s’en souviennent !
C’est pas une chanson, c’est une claque dans la gueule de l’oubli,
Un cri de révolte pour tous ceux qu’on a piétinés sans un merci !
Et pourtant j’te vois, Serge, dans ton p’tit neveu gominé,
Costard bien coupé, sourire de télé, discours bien huilé.
Il est candidat RN maintenant, anti-immigré en chef,
Lui qu’a du sang italien qui coule encore dans ses veines...
Chante-la, Serge ! Chante l’Italien !
Pour ton père, pour ta mère, pour ton neveu et pour demain !
Si tu la chantes pas, personne le fera à ta place,
Et l’histoire recommencera… encore et encore, nom de Dieu !
Allez Serge… fais-nous pleurer.
Chante.
