
HyperS (Ghju & NRV13)
Genre : Rap Poétique / Spoken Word Sombre (Français) homme et femme Tempo : Lent, Pesant, Beaucoup De Silences Voix : Très Proche Du Micro, Interprétation Habitée, Parfois Chuchotée, Parfois Cassée. Priorité À La Diction, Pas Au Chant. Ambiance : Nocturne, Introspective, Urbaine, Légèrement Dérangeante. Sensation De Fin De Nuit, Vertige Mental, Lucidité Douloureuse Mêlée D’ironie. Instrumentation : Piano, Riffs de Guitare Électrique, Nappes Atmosphériques Sombres, Basse Profonde Lointaine, Battements Sourds, Très Peu De Percussions, Forte Réverbération. Intention : Slam Cru Et Poétique Qui Donne Des Frissons. Les Punchlines Doivent Respirer Avec Des Pauses Nettes.

HyperS (Ghju & NRV13)
Genre : Rap Poétique / Spoken Word Sombre (Français) homme et femme Tempo : Lent, Pesant, Beaucoup De Silences Voix : Très Proche Du Micro, Interprétation Habitée, Parfois Chuchotée, Parfois Cassée. Priorité À La Diction, Pas Au Chant. Ambiance : Nocturne, Introspective, Urbaine, Légèrement Dérangeante. Sensation De Fin De Nuit, Vertige Mental, Lucidité Douloureuse Mêlée D’ironie. Instrumentation : Piano, Riffs de Guitare Électrique, Nappes Atmosphériques Sombres, Basse Profonde Lointaine, Battements Sourds, Très Peu De Percussions, Forte Réverbération. Intention : Slam Cru Et Poétique Qui Donne Des Frissons. Les Punchlines Doivent Respirer Avec Des Pauses Nettes.
Lyrics
Si j'évite de te croiser, c'est juste pour mieux respirer.
•
Le détail peut blesser, invraisemblable.
Le rire transpercer, incontestable.
La caresse frissonner, incontournable.
Le regard fissurer, insoutenable.
•
Tout le monde t'explique qu'il faut se fabriquer une carapace,
comme si la vie c'était un jeu de combat.
Moi je trouve que ces gens-là pigent que dalle à la violence d'un geste.
La plupart je les regarde, ils sont juste déjà morts à l'intérieur,
ils sentent même plus quand le cœur bat.
•
Et moi, comme si je faisais exprès de les capter,
comme si j'pouvais arrêter de tout scanner
Je chercherais bien la mise en sourdine,
mais mon cerveau reste en alerte sur chaque micro-détail pété.
J'essaierais bien de l'anesthésier
si je trouvais le moyen de mieux décrocher
Mais j'suis juste resté le même gosse
qui veut disparaître au plus vite
dès qu'une ambiance devient tendue,
et parfois le même gosse
qui se sent coupable
quand quelqu'un d'autre se fait engueuler.
•
Le détail peut blesser, invraisemblable.
Le rire transpercer, incontestable.
La caresse frissonner, incontournable.
Le regard fissurer, insoutenable.
•
Ça fait vingt piges que je rentre chez moi vidé
parce qu'une pauvre discussion à la con
m'a bouffé toute mon énergie.
Ça fait vingt piges que je fais des nuits blanches
parce qu'une phrase m'est restée coincée de travers.
Ouais t'es pas bien, je ramasse pour deux,
c'est comme si on était reliés
par un fil invisible qui me file des décharges.
Quand ton stress me contamine
j'absorbe tes molécules de seum,
j'ai l'impression que le monde entier vient m'écraser.
Puis, j'ai arrêté d'écouter ces types
qui te disent de lâcher prise,
envoyé bouler tous ceux qui veulent me mettre dans des cases.
Laisse tomber les bouquins qui t'apprennent à mieux gérer,
j'emmerde leurs conseils sur la pleine conscience,
et leurs phrases de stickers.
•
Le détail peut blesser, invraisemblable.
Le rire transpercer, incontestable.
La caresse frissonner, incontournable.
Le regard fissurer, insoutenable.
•
Une armure qui tombe en miettes au moindre flou.
Une éponge qui me bouffe et qui absorbe tout.
Je joue au mec solide mais j'encaisse mal les coups.
C'est l'illusion qui laisse croire que je reste debout.
Surabondance de sensibilité, quand ça déborde, ça peut exploser.
Je me sens comme la bombe à eau trop remplie qu'on a du mal à fermer.
Je me sens comme la bouteille de coca qui vient d'être volontairement secouée.
Pas besoin d'alcool, les regrets suffisent pour donner envie de gerber.
J'aimerais baisser le son, couper les vibrations,
Ne plus ressentir trop fort, ne plus saccader ma respiration.
Ces putains de non-dits qui font trop de bruit,
Ces putains de silences qui aiment quand le doute s'introduit.
Je continue d'analyser ce qui n'existe pas.
Je continue de chercher ce que je ne trouverai pas.
Fatigué(e) de ce contraste qui me fout la boule à l'estomac,
Épuisé(e) de ressentir toutes ces conneries puissance trois.
•
Le détail peut blesser, invraisemblable.
Le rire transpercer, incontestable.
La caresse frissonner, incontournable.
Le regard fissurer, insoutenable.
•
C'est moi qui devrais être le roc,
Mais ce qui érafle les autres me déchire.
Je pige pas comment vous faites pour marcher au milieu de ce bordel
sans avoir l'impression que tout vous rentre dedans.
Alors que moi… chaque mot me percute.
Heureusement que l'amitié me ramasse à la petite cuillère
posant de la ouate entre deux écorchures
tandis que d'autres sont là pour tout saboter
m'arrachant à l'asphyxie de mes propres pensées
m'arrachant à mes propres catacombes
pour me rendre enfin le droit simple d'exister.
•
Le détail peut blesser, invraisemblable.
Le rire transpercer, incontestable.
La caresse frissonner, incontournable.
Le regard fissurer, insoutenable.
