
Les Yeux Ouverts, Même Si Ça Fait Mal
Hard-hitting conscious rap, sharp and percussive flow, no slam, no spoken word. Deep male voice, strong delivery, realistic and unapologetic tone. Raw rap style, aggressive but controlled, words cut like blades, no sugarcoating. Heavy beats, punchy kicks, deep bass, mid-to-fast tempo. Dark and tense atmosphere but clean sound: every word must be crystal clear and impactful. No autotune, no singing, no mumbling—just raw rap bars, real and direct. Theme: exposing hypocrisy, shaking minds, dropping truth bombs with no filter. Delivery: energetic, relentless, straight to the point. Goal: Not to entertain, but to wake people up. Make heads nod and brains switch on.

Les Yeux Ouverts, Même Si Ça Fait Mal
Hard-hitting conscious rap, sharp and percussive flow, no slam, no spoken word. Deep male voice, strong delivery, realistic and unapologetic tone. Raw rap style, aggressive but controlled, words cut like blades, no sugarcoating. Heavy beats, punchy kicks, deep bass, mid-to-fast tempo. Dark and tense atmosphere but clean sound: every word must be crystal clear and impactful. No autotune, no singing, no mumbling—just raw rap bars, real and direct. Theme: exposing hypocrisy, shaking minds, dropping truth bombs with no filter. Delivery: energetic, relentless, straight to the point. Goal: Not to entertain, but to wake people up. Make heads nod and brains switch on.
Lyrics
J’vois ce que tu dis, et j’entends l’écho.
Mais faut pas confondre lucidité et cynisme.
J’crache pas du texte pour faire joli ou pour faire peur,
J’pose des mots pour dire vrai.
Le monde est ce qu’il est, pas ce qu’on voudrait.
Et moi j’préfère regarder la bête en face,
Plutôt que lui peindre des ailes dans le dos.
T’appelles ça hurler dans le vide ?
J’appelle ça ne pas fermer les yeux.
Tu dis que ça grince sous l’armure ? Normal : elle sert à tenir debout, pas à décorer.
T’as raison, j’suis pas un sauveur.
J’suis juste quelqu’un qui refuse de jouer à cache-cache avec la vérité.
La table est en plastique ? Peut-être.
Mais même une table en toc, quand elle est bancale, faut la remettre droite ou la foutre au sol.
Sinon on continue d’y servir les mêmes plats avariés.
Je parle des anges et du Vatican parce que le sacré aussi est gangrené,
En façade.
Les murs de l’église craquent, les couronnes s’effritent,
Mais j’sais qu’au fond, l’Esprit Saint est toujours là,
Discret mais fidèle, et il veille sur nous.
J’vise pas le ciel, j’vise ceux qui le vendent en vitrine.
Tu dis qu’on s’est déjà vu cent fois ?
Tant mieux. Ça prouve qu’y a encore des voix qui veulent pas dormir.
Moi j’écris pas pour consoler, j’écris pour secouer.
Pas pour décorer les murs mais pour qu’on les regarde en face, fissures comprises.
On est d’accord : le monde est moche.
Mais moi j’préfère le dire, quitte à déranger,
Plutôt que repeindre la façade en pastel pendant qu’elle s’écroule.
Tu dis "on est des cœurs qui saignent sur un beat tendu",
Mais c’est pas en tamponnant la plaie qu’elle guérit.
Moi j’dis : faut pas juste panser, faut comprendre pourquoi ça saigne.
Tu dis "je fais pas dans l’lexique, je fais dans l’instinct",
Mais l’instinct sans lucidité, c’est tourner en rond dans le noir.
T’parles de "recouvrir la terre de fleurs",
Moi j’dis : avant d’planter, faut bêcher, faut gratter la croûte,
Sinon les fleurs crèvent, étouffées par les mêmes ronces.
Je crache pas sur l’espoir, j’crache sur l’espoir de vitrine.
Celui qui dit "ça ira" alors qu’on sait que non, pas sans effort.
Moi j’préfère voir le monde tel qu’il est, avec ses bosses et ses brisures,
Et continuer à marcher quand même,
Pas dans un monde de bisounours, mais dans la vraie vie.
La plupart préfèrent l’illusion qui rassure à la vérité qui secoue.
