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Oldschool French rap, dark, tension building, anxious

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Oldschool French rap, dark, tension building, anxious
Lyrics
(Intro)
Tous les jours, jâai deux grammes dans le sang,
Jâaurais dĂ» mâĂ©clater bien avant.
Jâai besoin de mâanesthĂ©sier lâesprit,
Cette idée tourne en boucle, ça me détruit.
(Couplet 1)
Je vais mourir, jâai peur de crever,
Jâai pas envie mais je peux pas lâignorer.
Jây pense pas dix fois, pas cent, pas mille,
Jây pense en boucle, câest indescriptible.
Personne pour mâaider, personne pour voir,
Câest une fatalitĂ©, je broie du noir.
Lâalcool, la drogue, ça sert plus Ă rien,
Jâai des dĂ©mons en moi, câest pas humain.
(Refrain)
Câest une obsession qui me ronge le crĂąne,
Je mây ferai jamais, jâsuis en plein naufrage.
Jây pense pas dix, pas cent, pas trois cent fois,
Jây pense en permanence, et ça me broie.
(Couplet 2)
Câest une maladie qui me consume,
Aucun remĂšde, aucun vaccin, aucune issue.
Aucun médecin, aucune potion,
Pour apaiser mon obsession.
Jâai cru quâon trouverait une solution,
Que dans le futur, yâaurait lâĂ©volution.
Mais jâouvre les yeux et je rĂ©alise,
Quâon est dedans, et que tout sâĂ©puise.
(Pont)
Comment vous faites pour gérer ça ?
Moi je refuse, câest incomprĂ©hensible.
Câest trop sombre, câest trop brutal,
Jâai besoin dâun cachet qui calme.
(Bridge)
Jâai peur de mourir, jâai peur dâexister,
Ăa mâempĂȘche dâĂȘtre, ça mâempĂȘche dâavancer.
Je mây ferai jamais, câest inscrit,
LâĂ©chĂ©ance approche, et jâsuis pris.
(Couplet 3)
Je vais mourir un jour, ma fille aussi,
Ma femme, mes parents, mes amis.
Tout ce qui vit finira en cendres,
Tout ce qui brille est voué à descendre.
Jâai pas peur de mourir, non, câest pire,
En plus de ça, jâai peur de vivre.
Câest trop puissant, trop lourd pour moi,
Comment vous faites ? Dites-moi pourquoi.
(Couplet 4)
Ă quoi bon travailler ? Ă quoi bon vivre ?
à quoi bon profiter si tout va périr ?
Ă quoi bon construire ? Pourquoi amasser ?
Quand la seule fin, câest disparaĂźtre.
Câest censĂ© ĂȘtre loin, quelque part dans lâombre,
Mais jâmây vois dĂ©jĂ , chaque nuit, chaque seconde.
Confronté au vide, à ce point final,
Comme si jâpouvais partir Ă tout instant fatal.
(Couplet 5)
Si on mâavait laissĂ© le choix,
Si jâsavais quâon me lâenlĂšverait un jour,
Jâaurais sĂ»rement prĂ©fĂ©rĂ© ne pas voir le jour,
PlutĂŽt quâattendre la fin, rongĂ© de douleur.
Yâavait rien avant, et ça mâallait,
Je sais quâil y aura rien aprĂšs.
Alors pourquoi donner, pourquoi aimer,
Si câest pour tout perdre, tout effacer ?
(Couplet 6)
Aujourdâhui jâai dĂ©cidĂ© de prendre ma plume,
De mâexprimer, avant quâla peur me consume.
Vous arrivez Ă choisir entre un cercueil,
Et finir en cendres dans les flammes sans seuil ?
Moi quand jây pense, jâai un spasme,
Câest comme un choc, un putain de cataclysme.
Un besoin incontrĂŽlable de crier Ă voix haute,
Comme un détraqué, seul dans sa grotte.
(Couplet 7)
Occupe-toi, me direz-vous,
Mais rien nây fait, jâme perds dans tout.
Passions, sports, projets, boulot,
Mais ces pensées reviennent aussitÎt.
Comme un bouton dans le nez,
Ou une brûlure qui veut pas cicatriser.
Ce truc est bien lĂ , gravĂ© dans lâesprit,
Impossible Ă chasser, impossible dâoublier.
(Couplet 8)
Quand jâai quelquâun en face de moi,
Jâarrive pas Ă lâĂ©couter, je le fixe et jâme dis :
"Putain, lui aussi il va crever."
Et mon cerveau repart dans son manĂšge,
Ă ressasser cette putain dâangoisse,
Comme un disque rayé qui tourne en boucle.
(Couplet 9)
Ăme sensible sâabstenir,
Tâes sĂ»rement pas prĂȘt Ă lâentendre.
Tout comme jâsais pas si jâsuis prĂȘt Ă le dire,
Si jâsuis prĂȘt Ă le voir en face sans fuir.
Câest lĂ , ça tourne, ça cogne et ça hurle,
Ăa mâbouffe, ça sâaccroche, ça brĂ»le.
Jâvoudrais lâĂ©teindre, mais rien nây fait,
Jâvis avec, mais jâsais pas si jâvais mây faire.
(Couplet 10)
Et si tu te poses la question,
Ouais, câest autobiographique.
Câest bien de moi que jâparle dans ces lyriques,
Jâpose ma vĂ©ritĂ©, brute et cynique.
Pas un rĂŽle, pas un script,
Pas un délire, pas un gimmick.
Juste moi face Ă mon propre miroir,
Ă hurler des pensĂ©es que jâpeux plus voir.
(Couplet 11)
Profitez de chaque instant,
Comme si c'était le dernier.
Mais Ă quoi bon, si le vivre dans la terreur,
Me fait crever sans mĂȘme expirer ?
On profite jamais assez,
Pour contrecarrer cette vérité.
Chaque sourire, chaque éclat de joie,
Sâefface face Ă lâĂ©ternitĂ©.
(Outro)
Comment vous faites pour ĂȘtre en paix ?
Comment vous faites pour juste lâaccepter ?
Moi jây pense trop, moi jây pense trop,
Et ça me dĂ©truit encore plus quâil le faut.
