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𝗱𝗕𝗩𝗘𝗩𝗩𝗜𝗱𝗡

Oldschool French rap, dark, tension building, anxious

𝐑𝐞𝐧𝐡𝐚𝐋      ‎ đŸ”žă€€Â·4:28

Lyrics

(Intro)

Tous les jours, j’ai deux grammes dans le sang,

J’aurais dĂ» m’éclater bien avant.

J’ai besoin de m’anesthĂ©sier l’esprit,

Cette idée tourne en boucle, ça me détruit.

(Couplet 1)

Je vais mourir, j’ai peur de crever,

J’ai pas envie mais je peux pas l’ignorer.

J’y pense pas dix fois, pas cent, pas mille,

J’y pense en boucle, c’est indescriptible.

Personne pour m’aider, personne pour voir,

C’est une fatalitĂ©, je broie du noir.

L’alcool, la drogue, ça sert plus à rien,

J’ai des dĂ©mons en moi, c’est pas humain.

(Refrain)

C’est une obsession qui me ronge le crñne,

Je m’y ferai jamais, j’suis en plein naufrage.

J’y pense pas dix, pas cent, pas trois cent fois,

J’y pense en permanence, et ça me broie.

(Couplet 2)

C’est une maladie qui me consume,

Aucun remĂšde, aucun vaccin, aucune issue.

Aucun médecin, aucune potion,

Pour apaiser mon obsession.

J’ai cru qu’on trouverait une solution,

Que dans le futur, y’aurait l’évolution.

Mais j’ouvre les yeux et je rĂ©alise,

Qu’on est dedans, et que tout s’épuise.

(Pont)

Comment vous faites pour gérer ça ?

Moi je refuse, c’est incomprĂ©hensible.

C’est trop sombre, c’est trop brutal,

J’ai besoin d’un cachet qui calme.

(Bridge)

J’ai peur de mourir, j’ai peur d’exister,

Ça m’empĂȘche d’ĂȘtre, ça m’empĂȘche d’avancer.

Je m’y ferai jamais, c’est inscrit,

L’échĂ©ance approche, et j’suis pris.

(Couplet 3)

Je vais mourir un jour, ma fille aussi,

Ma femme, mes parents, mes amis.

Tout ce qui vit finira en cendres,

Tout ce qui brille est voué à descendre.

J’ai pas peur de mourir, non, c’est pire,

En plus de ça, j’ai peur de vivre.

C’est trop puissant, trop lourd pour moi,

Comment vous faites ? Dites-moi pourquoi.

(Couplet 4)

À quoi bon travailler ? À quoi bon vivre ?

À quoi bon profiter si tout va pĂ©rir ?

À quoi bon construire ? Pourquoi amasser ?

Quand la seule fin, c’est disparaütre.

C’est censĂ© ĂȘtre loin, quelque part dans l’ombre,

Mais j’m’y vois dĂ©jĂ , chaque nuit, chaque seconde.

Confronté au vide, à ce point final,

Comme si j’pouvais partir à tout instant fatal.

(Couplet 5)

Si on m’avait laissĂ© le choix,

Si j’savais qu’on me l’enlùverait un jour,

J’aurais sĂ»rement prĂ©fĂ©rĂ© ne pas voir le jour,

PlutĂŽt qu’attendre la fin, rongĂ© de douleur.

Y’avait rien avant, et ça m’allait,

Je sais qu’il y aura rien aprùs.

Alors pourquoi donner, pourquoi aimer,

Si c’est pour tout perdre, tout effacer ?

(Couplet 6)

Aujourd’hui j’ai dĂ©cidĂ© de prendre ma plume,

De m’exprimer, avant qu’la peur me consume.

Vous arrivez Ă  choisir entre un cercueil,

Et finir en cendres dans les flammes sans seuil ?

Moi quand j’y pense, j’ai un spasme,

C’est comme un choc, un putain de cataclysme.

Un besoin incontrĂŽlable de crier Ă  voix haute,

Comme un détraqué, seul dans sa grotte.

(Couplet 7)

Occupe-toi, me direz-vous,

Mais rien n’y fait, j’me perds dans tout.

Passions, sports, projets, boulot,

Mais ces pensées reviennent aussitÎt.

Comme un bouton dans le nez,

Ou une brûlure qui veut pas cicatriser.

Ce truc est bien lĂ , gravĂ© dans l’esprit,

Impossible à chasser, impossible d’oublier.

(Couplet 8)

Quand j’ai quelqu’un en face de moi,

J’arrive pas Ă  l’écouter, je le fixe et j’me dis :

"Putain, lui aussi il va crever."

Et mon cerveau repart dans son manĂšge,

À ressasser cette putain d’angoisse,

Comme un disque rayé qui tourne en boucle.

(Couplet 9)

Âme sensible s’abstenir,

T’es sĂ»rement pas prĂȘt Ă  l’entendre.

Tout comme j’sais pas si j’suis prĂȘt Ă  le dire,

Si j’suis prĂȘt Ă  le voir en face sans fuir.

C’est là, ça tourne, ça cogne et ça hurle,

Ça m’bouffe, ça s’accroche, ça brĂ»le.

J’voudrais l’éteindre, mais rien n’y fait,

J’vis avec, mais j’sais pas si j’vais m’y faire.

(Couplet 10)

Et si tu te poses la question,

Ouais, c’est autobiographique.

C’est bien de moi que j’parle dans ces lyriques,

J’pose ma vĂ©ritĂ©, brute et cynique.

Pas un rĂŽle, pas un script,

Pas un délire, pas un gimmick.

Juste moi face Ă  mon propre miroir,

À hurler des pensĂ©es que j’peux plus voir.

(Couplet 11)

Profitez de chaque instant,

Comme si c'était le dernier.

Mais Ă  quoi bon, si le vivre dans la terreur,

Me fait crever sans mĂȘme expirer ?

On profite jamais assez,

Pour contrecarrer cette vérité.

Chaque sourire, chaque éclat de joie,

S’efface face Ă  l’éternitĂ©.

(Outro)

Comment vous faites pour ĂȘtre en paix ?

Comment vous faites pour juste l’accepter ?

Moi j’y pense trop, moi j’y pense trop,

Et ça me dĂ©truit encore plus qu’il le faut.

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