
đ Le pĂšre NoĂ«l arrive au galop đ
humour enfantin

đ Le pĂšre NoĂ«l arrive au galop đ
humour enfantin
Lyrics
Le pÚre Noël arrive au galop
Le traßneau était en panne quelque part au-dessus du Nebraska, et les rennes refusaient catégoriquement de repartir.
Le PĂšre NoĂ«l, assis sur un ballot de foin dans une grange froide, frottait son menton dâun air pensif.
La liste des enfants sâallongeait dans sa poche, et le temps, lui, filait Ă toute allure.
Câest alors quâil entendit un hennissement Ă lâextĂ©rieur.
Un grand Ă©talon alezan, Ă la criniĂšre aussi blanche que la neige, observait par lâentrebĂąillement de la porte.
Il avait le regard vif et intelligent, et ses naseaux fumaient dans lâair glacial.
Une idĂ©e folle germa dans lâesprit du vieil homme.
« Eh bien, mon grand, » murmura le PĂšre NoĂ«l en sâapprochant.
« Tu as lâair dâavoir le feu au sabot. Une petite course nocturne te dirait ? »
LâĂ©talon, rĂ©pondant au nom de Tornado, sembla hocher la tĂȘte.
En moins de temps quâil nâen faut pour le dire, le PĂšre NoĂ«l avait transfĂ©rĂ© les sacs les plus urgents et avait sanglĂ© solidement son grand manteau rouge.
Il enfourcha Tornado, saisit les rĂȘnes faites de guirlandes de fortune, et lança un « Hue ! » retentissant.
Ce ne fut pas un vol silencieux, mais une chevauchée à travers les cieux.
Les sabots de Tornado martelaient les nuages comme sâils Ă©taient de la terre ferme, faisant Ă©tinceler des Ă©clairs dâĂ©toiles Ă chaque impact.
Ils dĂ©valaient les courants dâair chaud comme des canyons, prenaient les tourbillons de vent Ă pleine vitesse.
Le PĂšre NoĂ«l, cramponnĂ© Ă la criniĂšre, riait comme un enfant, ses « Ho Ho Ho ! » emportĂ©s par le blizzard quâils provoquaient.
Ils sâarrĂȘtaient dans un fracas de gravillons sur les toits de tuiles, Tornado patientant en soufflant de la vapeur tandis que son cavalier accomplissait sa mission avec une agilitĂ© surprenante.
Puis, dâun coup de reins, ils repartaient, laissant derriĂšre eux le son des sabots qui sâestompait dans la nuit, plus rapide que le souvenir dâun rĂȘve.
Ă lâaube, alors que les premiĂšres lueurs roses teintaient lâhorizon, Tornado ramena le PĂšre NoĂ«l Ă sa grange du Nebraska.
Les rennes, reposés et vaguement honteux, regardaient, médusés.
Le PĂšre NoĂ«l descendit de selle, les muscles endoloris mais le cĆur lĂ©ger.
Il caressa le long museau de lâĂ©talon.
« Merci pour la chevauchée, mon ami. La plus belle de toutes. »
Tornado hennit doucement, puis retourna dans son pré, laissant derriÚre lui des empreintes de sabots dans le givre qui brillaient comme de la poussiÚre de lune.
Et le PĂšre NoĂ«l, un sourire espiĂšgle aux lĂšvres, se dit que peut-ĂȘtre, lâannĂ©e prochaine, il ajouterait un Ă©talon sauvage Ă son Ă©quipage.
Pour les nuits oĂč le ciel avait besoin dâĂȘtre traversĂ© au galop.
Noël Noël Noël Noël Noël Noël Noël Noël Noël Noël Noël Noël Noël
