
Agoraphobe
Style: Industrial orchestral, dark ambient A mid-tempo track that gradually increases in intensity without screams or release. The mood is insistent, oppressive, and ghost-like, as if a restrained presence keeps pressing inward. Bowed cello and double bass form a continuous, pressurized base, fused with low industrial drones, mechanical hums, and slow, breathing metallic pulses. Violins appear almost exclusively in sharp, obsessive staccato patterns, cold and repetitive. Subtle but clear industrial textures — processed friction, distant impacts, muted machinery — are embedded into the orchestral mass, never aggressive. Sparse, eerie chime and bell-like tones punctuate the piece, slightly detuned, blurring the line between dream and reality. The structure is hypnotic and circular, tension built through accumulation. The ending remains suspended and unresolved.

Agoraphobe
Style: Industrial orchestral, dark ambient A mid-tempo track that gradually increases in intensity without screams or release. The mood is insistent, oppressive, and ghost-like, as if a restrained presence keeps pressing inward. Bowed cello and double bass form a continuous, pressurized base, fused with low industrial drones, mechanical hums, and slow, breathing metallic pulses. Violins appear almost exclusively in sharp, obsessive staccato patterns, cold and repetitive. Subtle but clear industrial textures — processed friction, distant impacts, muted machinery — are embedded into the orchestral mass, never aggressive. Sparse, eerie chime and bell-like tones punctuate the piece, slightly detuned, blurring the line between dream and reality. The structure is hypnotic and circular, tension built through accumulation. The ending remains suspended and unresolved.
Lyrics
à l’éphémère aurore à l’orange et l’opale
où le diffus rayon s’éternise au levant
que s'embrume la lune en son croissant bleu pâle
je suis le somnambule au rêve de l’instant
alors que l’aube avance au fil de sa diaprure
que l’ombre en ma demeure asservit le salon
mes yeux gris saisissent la courbe claire-obscure
où se forme le flou de ce subtil galon
dévorant du regard cette ligne hypnotique
me vient le souvenir de mon corps au soleil
de ce passé lointain à l’allure erratique
je ne vois que souffrance et délire vermeil
lueur blanche à l’écrin étouffant dans la rue
comme un pantin d’albâtre aux cimes de l’effroi
suspendu par le fil de l’angoisse ventrue
rouge carmin ma peur se déchire au beffroi
et la foule s’entasse à la cendre à la suie
à la rouille abrasive à la vive obsession
je m’empale et me noie aux javelots de pluie
un cyclone infernal d’intime révulsion
une flaque de bourbe engloutit l’âpre sable
de ma gorge polie en grains de sel amer
agrégat d’une mousse écume intarissable
un relent incessant qui chancelle la mer
cette ronde spectrale et leurs mains d’abordage
rétrécissent le ciel en un étroit tunnel
noir et nuit est ce gouffre à l’abri du cordage
où se pend la raison d’un mal irrationnel
je suis le point de chute ancré par ce vertige
en rupture aux fragments partout et tout autour
une lutte à mon cœur le sommet du vestige
de la ruine au ravin la serre d’un vautour
rapace en précipice au bord de la falaise
je vole au vent des flots foudroyant le récif
irisé de couleurs en reflet du malaise
l’éclair lézarde cyan au zèbre argent et vif
les ailes s’abrasent sur l’eau de pierre ponce
d’une gerbe d’eau verte explose le fourreau
que forme mon plumage opalin en quinconce
et la vague m’étreint tel l’acier du bourreau
je plane dans l’abîme intime effervescence
et mes doigts de méduse absorbent la lueur
des poissons de l’abysse et leur fluorescence
un charognard ardent sur les fonds de torpeur
gisant sur le limon du puits au candélabre
ma lumière jaunâtre oscille lentement
se bercent les remous du vivant du macabre
qu’engloutit l’océan au gré de mon tourment
mon esprit s’agglutine en fine bulle avide
à ce temps dérisoire au chemin absolu
je fus le calme froid la chair la mort le vide
un contenant de rien dans un tout dissolu
de la petite goutte aux mille multitudes
d’oxygène et de sang, mon être en plein effort
s’oppose à l’Archimède et brise ses études
pour s’évader enfin des bras de l’inconfort
céphalée en tambour vrombissant dans le crâne
mes pupilles s’enfuient vers un bref avenir
un retour au réel déchirant sa membrane
je me presse à mes pieds, ne peux me contenir
à la hâte à la hâte à la marche effrénée
et ce rythme entraînant que déroulent mes pas
de un puis l’autre et trois en comptine égrenée
des jambes de cigogne élancent mes compas
de l’air à pleins poumons un retour en tempête
les routes s’effacent aux vents de l’ouragan
le grand Éole abat le cor de la conquête
expulsant la phobie où trône Léviathan
j’arrive à l’estuaire ouvert en péninsule
mes lèvres murmurent victoire à la Pyrrhus
le voici mon venin ma très chère capsule
ma maison, ma prison ma coutume et mes us
je suis le funambule un prince équilibriste
le jadis et présent se mêlent en essaim
dans mon grouillant cerveau sirupeux d’archiviste
le glouton mémoriel dans un néant de faim
et puis je me balance au son du violoncelle
que fait le grincement de tout ce baratin
le miroir de la vitre absorbe l’étincelle
que forme le halo blanc et d’or du matin
à l’éphémère aurore à l’orange et l’opale
que se flétrit mon âge au crépuscule autel
le songe disparaît dans un dernier dédale
je suis le doux rêveur d’un périple mortel
