
La sagesse de Juan
Male singer, mexican music, folk, ballad, poetic

La sagesse de Juan
Male singer, mexican music, folk, ballad, poetic
Lyrics
Dans un petit village mexicain, niché entre les montagnes et les champs de maïs, vivait Juan, un homme simple mais plein de sagesse.
Chaque matin, il se levait en murmurant : "A quien madruga, Dios lo ayuda" – « Celui qui se lève tôt, Dieu l’aide. » Juan savait que commencer la journée avec énergie lui donnait une longueur d’avance, que ce soit pour labourer ses champs ou pour saisir une opportunité.
Un jour, son voisin Pedro, un jeune rêveur, vint lui demander conseil pour conquérir le cœur de Maríana, la fille du boulanger. Juan sourit et lui dit : "Camarón que se duerme, se lo lleva la corriente" – « La crevette qui s’endort est emportée par le courant. » En d’autres termes, Pedro devait agir vite et ne pas laisser passer sa chance.
Mais Juan ajouta : "El amor no se busca, se encuentra" – « L’amour ne se cherche pas, il se trouve. » Il conseilla à Pedro de rester sincère et patient, car forcer les choses pourrait tout gâcher.
Pedro, un peu impatient, rétorqua qu’il voulait impressionner Maríana avec des cadeaux coûteux. Juan éclata de rire et lança : "No todo lo que brilla es oro" – « Tout ce qui brille n’est pas de l’or. » Il expliqua que Maríana apprécierait davantage un geste venant du cœur qu’un étalage de richesses.
Puis, avec un clin d’œil, il ajouta : "En la casa del jabonero, el que no cae, resbala" – « Dans la maison du savonnier, celui qui ne tombe pas, glisse. » Autrement dit, même dans les meilleures intentions, on peut trébucher si on ne fait pas attention.
Le lendemain, Pedro invita Maríana à une promenade. Il suivit les conseils de Juan, restant simple et authentique. Mais Maríana, malicieuse, lui dit : "El que con lobos anda, a aullar se enseña" – « Celui qui marche avec les loups apprend à hurler. » Elle le taquinait, suggérant qu’il devait rester fidèle à lui-même et ne pas se laisser influencer par les amis vantards du village.
Quelques semaines plus tard, alors que leur relation s’épanouissait, Pedro revint voir Juan pour le remercier. Il admit qu’il avait douté au début, mais Juan lui répondit calmement : "Al que nace pa’tamal, del cielo le caen las hojas" – « À celui qui est né pour faire des tamales, les feuilles tombent du ciel. » En d’autres termes, quand on suit sa voie, les choses finissent par s’arranger.
Juan ajouta : "A falta de pan, tortillas" – « À défaut de pain, des tortillas. » Il voulait dire à Pedro que parfois, il faut savoir s’adapter aux circonstances et apprécier ce qu’on a.
Un soir, lors d’une fête au village, un riche marchand tenta de ridiculiser Juan en vantant sa fortune. Juan, imperturbable, répondit : "El que mucho abarca, poco aprieta" – « Celui qui embrasse trop, étreint peu. »
La foule rit, comprenant que l’ambition démesurée du marchand ne valait pas la simplicité sage de Juan. Puis, levant son verre, Juan conclut : "En boca cerrada no entran moscas" – « Dans une bouche fermée, les mouches n’entrent pas. » Mieux valait se taire que de se vanter inutilement.
Le village entier respectait Juan, car il vivait selon un dernier proverbe : "Haz el bien sin mirar a quién" – « Fais le bien sans regarder à qui. »
Sa générosité et sa sagesse illuminaient la communauté, prouvant que les proverbes, bien plus que de simples mots, étaient des guides pour une vie bien vécue.
© Flamme Kate
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Liste des proverbes mexicains inclus et leur signification :
1. « A quien madruga, Dios lo ayuda. » :
Se lever tôt attire la chance ou le succès.
2. « Camarón que se duerme, se lo lleva la corriente. » :
Il faut saisir les opportunités rapidement, sinon elles passent.
3. « El amor no se busca, se encuentra. » :
L’amour vient naturellement, sans être forcé.
4. « No todo lo que brilla es oro. » :
Les apparences peuvent être trompeuses.
5. « En la casa del jabonero, el que no cae, resbala. » :
Même dans un environnement favorable, on peut faire des erreurs.
6. « El que con lobos anda, a aullar se enseña. » :
On est influencé par son entourage.
7. « Al que nace pa’tamal, del cielo le caen las hojas. » :
Les choses s’arrangent pour ceux qui suivent leur destinée.
8. « A falta de pan, tortillas. » :
Il faut s’adapter aux circonstances.
9. « El que mucho abarca, poco aprieta. » :
Trop vouloir faire mène à des résultats médiocres.
10. « En boca cerrada no entran moscas. » :
Parfois, le silence est préférable.
11. « Haz el bien sin mirar a quién. » :
Fais le bien sans attendre de reconnaissance.
Ces proverbes reflètent la richesse de la culture mexicaine, mêlant humour, pragmatisme et philosophie.
Ce texte est le fruit de longues recherches littéraires sur les proverbes mexicains les plus connus.
En espérant que vous en apprécierez leur beauté.
Kate.
