
Un chemin
Clean production

Un chemin
Clean production
Lyrics
@Ombaliz / Michel Laks / Tous droits réservés
Hum
Wow
Ahhhhh
Une chanson sur la solitude...
Je parle tout bas, pour ne déranger personne,
À qui bon crier quand le silence résonne ?
J'ai grandi au milieu des rires, des voix chaudes,
Aujourd'hui je vis encore, dans des rues vides, en maraude.
Y'a plus d'épaule au coin du chemin,
Plus de main tendue quand surgit le matin,
Juste des souvenirs griffonnés dans un carnet,
Des photos fanées où le bonheur s'étalait.
Avant, c’était simple : un appel, une porte qui s’ouvre,
Aujourd’hui, c’est des "on verra", des "faut que je trouve"...
Trouver du temps, trouver du sens, trouver l’envie,
Moi j’ai trouvé la solitude, assise au bord de ma vie.
Dans les files d'attente, je regarde les gens,
Chacun dans son île, chacun dans son temps,
Je cherche un regard, un sourire, un bout de lien
Tous filent, casqués, connectés à ... rien
J’ai attendu des heures que sonnent les messages,
Que vibrent les promesses mortes d’être trop sages,
J’ai attendu qu’on me tende une clé,
Les portes claquent vite on ose plus frapper.
Il reste des miettes de complicité, des restes,
Des souvenirs rongés , les ombres des gestes,
Des rires qui résonnent encore parfois dans ma tête,
Une vieille chanson oubliée, je sais, c'est bébête
Je deviens ce détail qu'on oublie dans la fête,
Ce message qu’on voit sans jamais qu’on s’arrête,
Je suis ce silence entre deux appels manqués,
La poussière sur le meuble du passé.
Dans les supermarchés, je pousse mon chariot vide,
Et c’est pas la faim qui me guide,
C’est le besoin absurde de marcher,
De faire semblant d’être attendu quelque part, aimé.
J’ai des "Comment ça va ?" automatiques,
Des "On se voit vite" mécaniques,
Des invitations lancées comme des cailloux,
Dans une mer sans écho, sans rendez-vous.
Et la nuit, oh la nuit (oh)
Quand tout dort, quand tout fuit,
Moi je parle aux murs, aux lampadaires,
Je fais danser mes fantômes, un peu amère.
J’aurais voulu garder les rires d’enfance,
Les bras serrés des jours d’insouciance,
J’aurais voulu croire qu’on vieillit ensemble,
Mais on vieillit seuls, chacun dans sa chambre.
Je ne blâme pas, non, je comprends,
La vie, les gosses, les horaires étouffants,
Je comprends les "désolé", les "je peux pas ce soir",
Je comprends, oui, mais comprendre n'empêche pas de boire...
Boire l'absence comme un vin amer,
Boire la distance comme une poussière d’hiver,
Et marcher, marcher, jusqu’à s’effacer,
Devenir un murmure, un soupir échappé.
À force d'absence, on devient transparent,
On devient l'ombre portée des vivants,
On devient ce souffle, discret, léger,
Qui continue, par habitude, de respirer.
Alors oui, je suis seule,
Seule comme un livre qu'on n'ouvre plus,
Seule comme un chemin qu’on ne suit plus,
Seule en attendant la main... tendue
