
Âme entre les pages
Unknown
W.O.Mics·3:08

3:08
Âme entre les pages
Unknown
Creator: W.O.MicsRelease Date: March 24, 2026
Lyrics
Bonsoir, lumière tamisée
Un verre, un livre… et l’idée d’essayer
On m’a dit : “tu verras, c’est charmant”
Un bar à livres… et des rendez-vous dedans
Il parle vite, il parle bien
Il cite tout, il ne doute de rien
“L’Étranger, c’est ma base”, dit-il en souriant
Mais il ne regarde jamais les gens
Un autre arrive, plus discret
“Le Petit Prince… surtout pour l’esthétique”, qu’il me fait
Il dit “essentiel”, “invisible”, “cœur”
Mais récite ça comme une heure
Je hoche la tête, je souris un peu
Je tourne les pages… surtout d’eux
Je lis les hommes comme des livres ouverts
Quelques lignes… et puis je m’égare
Entre les mots, entre les silences
Je vois déjà la fin de l’histoire
Je lis les hommes, édition du soir
Couverture douce, résumé dérisoire
Et plus je lis, plus je me dis
Que je préfère encore mes nuits
Celui-ci jure par À la recherche du temps perdu
Mais n’a jamais le temps, surtout
Il parle de mémoire, de parfum
Mais oublie mon prénom au matin
Un autre murmure “1984”
Regard intense… presque trop parfait
Il aime les mondes un peu cassés
Mais pas quand ça devient réel
Et puis — presque inévitable —
Le Maître et Marguerite sur la table
“C’est fou, libre… un peu mystique”
Il dit ça comme une révélation
Je souris — un peu de travers
“Oui… on dit que ça s’écrit pas très sobre, d’ailleurs…”
Je pense : drôle de profondeur —
où le diable devient le seul personnage “valable”
et le chaos… une forme de beauté
Et lui me regarde, très sérieux
comme si c’était presque une vérité
Mais moi je sais déjà :
il n’aime pas les livres —
il aime l’idée de les avoir compris
On change de place, on change de ton
Des prénoms flous, des impressions
On me raconte des vies en deux phrases
Comme des quatrièmes de couverture un peu trop sages
Je lis les hommes comme des livres ouverts
Quelques lignes… et puis je m’égare
Entre les mots, entre les silences
Je vois déjà la fin de l’histoire
Je lis les hommes, édition du soir
Couverture douce, résumé dérisoire
Et plus je lis, plus je souris
Je me connais mieux que prévu
La nuit s’étire, le bar se tait
Les verres sont vides… moi, je suis en paix
Je prends mon manteau, sans bruit, sans drame
Et je rentre…
Avec moi-même
C’est déjà un très beau programme
