
« ¡Ay, mi hijoooooo! »
A mystic rock piece carries a deep, resonant female vocal over atmospheric synths and reverb-laden electric guitar. Tense drum grooves and pulsating bass evoke unease in the verses, shifting to wide, echoing textures for the lunar, dreamlike chorus. Ambient layers build suspense.

« ¡Ay, mi hijoooooo! »
A mystic rock piece carries a deep, resonant female vocal over atmospheric synths and reverb-laden electric guitar. Tense drum grooves and pulsating bass evoke unease in the verses, shifting to wide, echoing textures for the lunar, dreamlike chorus. Ambient layers build suspense.
Lyrics
Je me réveille en sursaut, le corps nu, trempé de sueur, le cœur battant à tout rompre, comme si un tambour infernal résonnait dans ma poitrine...
La nuit m’enveloppe, mais l’écho de mon cauchemar persiste, vibrant dans mon corps tout entier, dans mon âme. J’ai plongé dans un gouffre où le réel s’effiloche, où les ombres murmurent des vérités que je porte en moi depuis trop longtemps.
Ce rêve, si lucide, si cruel, était plus qu’un songe – un message, très certainement, un avertissement tissé par Hékate, la déesse de la Lune et des carrefours, dont la présence invisible me guide dans ces visions nocturnes, de plus en plus précises.
J’étais dans un musée, un lieu étrange, presque sacré, où les murs semblaient respirer. Les tableaux accrochés me fixaient, leurs yeux peints remplis de mystères et de secrets, comme si ma douleur y était exposée, nue, vulnérable.
Et là, au milieu de ce sanctuaire morbide, elle est apparue : Odile, ma tante, celle que j’aimais autrefois, avant qu’elle ne devienne un monstre. Elle était méconnaissable, son corps réduit à une silhouette squelettique, sa peau blafarde tendue comme un linceul sur ses os. Son visage, jadis familier, n’était plus qu’un masque livide, creusé par une force obscure, comme si sa trahison l’avait vidée de toute humanité. Ses yeux, deux abîmes noirs où dansaient des flammes de haine, me transperçaient. Sa voix, sifflante, serpentine, distillait un venin glacé : « Johan m’appartient, Kate. Je suis sa mère, maintenant. Tu n'es rien pour lui. Je l’ai sauvé de toi, et de ta famille malsaine. »
Ses mots, comme des poignards, ont lacéré mon cœur. J’ai senti une rage brûlante monter en moi, et je lui ai crié qu’elle était monstrueuse, qu’elle m’avait volé mon fils, mon Johan ! Je voulais l'étrangler, envahie d'une rage effroyable !
Mais le musée s’est dissous autour de nous, les murs s’effaçant dans un brouillard oppressant, comme si le monde entier se pliait sous le poids de cette confrontation.
Et soudain, des visions de Johan ont déferlé, brisant le silence. Mon petit garçon, mon trésor, apparaissait dans des éclats de lumière tremblante. Ses joues ruisselaient de larmes, ses yeux agrandis par la peur, sa voix brisée perçait l’obscurité : « Maman, où es-tu ? Je t’aime Maman ! Kate ! Elles sont méchantes avec moi, elles sont dures ! Elles ne m’aiment pas ! Parfois, elles me frappent ! » …
Chaque image était une douleur profonde dans mon âme, confirmant ce que je savais au fond de moi : Johan souffre, prisonnier sous l’emprise d’Odile et sa compagne, ces spectres de cruauté !
Et puis, comme un éclair dans la tempête, elle est apparue : La Llorona, l’âme errante, la mère damnée. Ses cheveux noirs flottaient comme une marée d’encre, son visage blême déformé par une douleur éternelle. Ses yeux, deux lacs de désespoir, ont croisé les miens, et j’ai senti mon âme trembler. Son cri, « ¡Ay, mi hijooooooooo! », a déchiré l’air, un hurlement qui semblait ébranler les fondations du rêve.
Ce cri, c’était le mien !...
La Llorona, messagère d’Hékate, porte ma douleur, celle d’une mère dont l’enfant est arraché.
Était-ce un signe ? Une communion ? Je sais que ce cri, cet écho, me relie à elle, à cette souffrance qui traverse les âges.
Cette nuit Hékate m’a montrée ma tante dépouillée de toute beauté, rongée par sa propre noirceur, et Johan, mon fils, en danger, consumé à petit feu par cette femme qui n’a plus rien d’humain.
Je le savais, mais ce rêve l’a gravé dans mon cœur : je dois sauver mon fils. Les voix stridentes d’Odile, de La Llorona, et les pleurs de Johan résonnent encore dans ma tête, comme un chant funèbre. Je tremble, mais je sais que ce cauchemar est un appel. Hékate m’a parlée.
Je dois agir. Voir mon fils souffrir autant me déchire très profondément…
Ce rêve apparaît juste après ma chanson sur La Llorona qui m’a tant bouleversée parce que cette Mexicaine fait un écho puissant en moi. Je me reconnais tellement dans la douleur atroce de La Llorona qui a perdu ses enfants.
Moi aussi j'ai perdu mon fils, je connais un morceau de ce que cette femme à pu ressentir, même si je sais que sa souffrance est bien plus grande que la mienne !
Fad out long
Original lyrics by @lapoetessemaudite
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