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Y’a des règles

Swifties, spiritual-inspired smooth ballad, warm, clear vocal, slow Canadian folk-country feel, gentle acoustic guitar, upright bass, no drums, and understated production, not pop, not rock

Keith Sills·4:38

Lyrics

Y’a des règles

Couplet 1
Vendredi soir, passé le rang d’la concession,
la lumière d’cour qui vibre dans l’frette.
Des pickups croche par la sellerie,
les mêmes histoires, les mêmes têtes.
Les gars se mettent forts quand y’se sentent p’tits,
ça parle sec pour avoir l’air certain…
comme si la ferme, c’tait une scène, pas une job,
pis que “dur” c’est le seul cantique qu’y connaissent par cœur, ben.

Couplet 2
Y’en a un qui crache une joke dans l’fond d’la terre,
un autre rit comme si c’tait un jeu.
Une barrière claque, une bière sur la clôture,
chaque ego cherche un nom, un lieu.
Moi j’suis accotée su’l’fil,
les mains dans mes poches, j’les regarde aller,
j’aurais le goût d’le dire doux, pas bête :
« C’pas la guerre, les boys… c’t’une ferme.
Y’a des règles pour pas se casser. »

Refrain (plus tranchant, mais retenu)
J’ai pas trop d’cadre de référence
pour leur game de « c’est quoi, un homme ».
Dans l’parler d’aujourd’hui, j’imagine,
c’est celui qui plie jamais, qui s’pogne pas, qui assomme.
Mais un vrai, y’a pas besoin d’la salle pour gagner,
pas besoin d’bruit pour prouver qu’y’est tough.
Y’ferme sa yeule, y’ouvre ses mains,
pis y’écoute comme si y’avait quelque chose à perdre, pour vrai.

Couplet 3
Ça parle d’l’amour comme d’une boucle de rodéo,
comme si une femme c’tait des points sur une carte.
Comme si l’cœur ça s’dompte à force de tenir raide
pis d’jamais montrer l’moindre écart.
Pis là, y’en a un qui dépasse d’un pouce,
pis l’air devient serré, mince…
tu l’entends, la peur en-dessous des rires,
comme une chaîne qui traîne su’l’fer, qui grince.

Couplet 4
J’prêche pas. J’joue pas à la juge.
J’sais c’que “contrôle” peut coûter.
Les gars tiennent l’volant trop fort
pis c’est la route qui décide ce qui reste, ce qui part.
Pis moi j’pense à des cuisines, des lumières basses,
deux tasses, y’en a une qui sèche.
Une femme peut le dire cent façons…
pis se faire répondre par du vide, ou par une menterie cheap.

Refrain
J’ai pas trop d’cadre de référence
pour leur game de « c’est quoi, un homme ».
Dans l’parler d’aujourd’hui, j’imagine,
c’est celui qui plie jamais, qui s’pogne pas, qui assomme.
Mais un vrai, y’a pas besoin d’la salle pour gagner,
pas besoin d’bruit pour prouver qu’y’est tough.
Y’ferme sa yeule, y’ouvre ses mains,
pis y’écoute comme si y’avait quelque chose à perdre, pour vrai.

Pont (simple, bas, sans théâtre)
Si tu veux une règle, en v’là une :
fais-la pas mendier pour le minimum.
Appelle pas ça d’la fierté quand c’est d’la panique.
Appelle pas ça « être un homme »
quand t’as juste peur d’être honnête.

Couplet 5 (l’image — après qu’elle a fini d’attendre)
J’passe près des stalles pis du rack à selles,
pis j’le vois clair, drette là :
sa selle pend à l’envers par la corne,
les étriers tournés tout croche, pas correct, ça.
N’importe qui qui aime un cheval
sait qu’tu laisses pas l’cuir de même, pantoute—
ça sèche, ça craque, ça perd sa forme…
comme une femme qui attend pendant qu’tu dis : « J’reviens, c’est toute. »

Final (ouvert, conclusion laissée au monde)
J’ai fermé la lumière d’la grange.
La neige parlait bas.
En arrière, les boys riaient encore…
en avant, la maison était noire, là-bas.
J’ai pas claqué d’porte.
J’ai pas laissé d’mot à lire.
J’ai juste arrêté d’garder une place
pour quelqu’un qui venait jamais me rejoindre
là où j’ai besoin d’vivre.

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