
đ TIBET 2 ** by PatRixx (R2) (1.12x)
synthwave, female vocals, rap, powerful, female vocals, powerful, electronic

đ TIBET 2 ** by PatRixx (R2) (1.12x)
synthwave, female vocals, rap, powerful, female vocals, powerful, electronic
Lyrics
Intro]
Prechorus
Terre ! terre !
Sur haussement du continent plus que lui-mĂȘme.
Roi, se couronnant sur ton pouvoir.
A travers lui les vassaux vont et viennent, mouvant diadĂšme,
Chorus
Portant la rançon de leurs savoirs.
Ceux qui s'élancent sur des pieds à sabots griffus de démons ;
Les filles qui marchent d'un bond libre,
Et ces longs serpents de tes eaux, nés du plus pur jet de tes monts,
Verse
Grands fleuves cherchant leur équilibre,
A travers gorges et ressauts sautant, roulant, fluant, bavant,
-Ils mĂšnent leur course Ă l'embouchure,
La vasque finale dissoute en son déhanché décevant :
Bridge
Chorus
La mer hydropique bavochure,
La mer sans monts, la mer sans front, la cuve d'ennui gris de plomb!
-Qui danse comme ours en ses marées.
Prodige,la voici par toi, Ă tes pieds grimpante,
halée.
Verse
La mer pérégrine à ton aplomb
Elle se courbe, elle est en route en son esclavage éphélide
Vers toi, véhément dans le solide.
Par le voyage de la vie en caravane personnelle,
Exploratrice du temps blanc,
Par les étapes et le gßte en cette aventure charnelle
Breakdown
Verse
Par les déduits les plus accablants,
Il y a ces abandonnés jetés aux heures éternelles,.
Instants d'une extase sans remords.
J'ai vu mieux et de mes yeux
vu cinquante grands
yaks aux yeux morts.
Rochers asséchant
que l'eau,
abreuve.
Blocs sinistres et fruits du froid saisis
dans l'étreinte du sort.
Bridge
Chorus
Cinquante incrustés dedans
le Fleuve ayant voulu le traverser
ils furent pris avant le port.
TĂȘtes si belles Ă grandes cornes,
Cinquante mufles desséchés et pleins
de vide et creux de mort.
Interlude
Verse
Mais plus épouvantable de morne.
J'ai contemplé de tous mes yeux trop tremblants d'un rude soupçon
Ce moine
gelé, bloc irascible.
Délaissé là par ses conjoints
avant l'agonie impossible.
Verse
J'ai vu l'homme vif pris au glaçon.
Quel homme eût sculpté cet effort?
Quel ĂȘtre-dieu eĂ»t Ă©bauchĂ©
ce corps innombrable
et sans-figure ?
Ils sont lĂ tous, taillant, rodant
et ravalant Ă leurs carrures,
Chorus
Le trop-plein du bloc bien retouché.
Ces bons potiers qui tournent, tournent leurs jolis dieux comme des pots.
Enfants bégayant de leurs mains grises,
Coulant sans rire un masque en pleurs et sous le galbe d'un suppĂŽt.
Refaisant toujours la forme apprise,
Sols artisans n'osant pas plus que simuler le bon vivant :
Et travaillent non pas sur eux-mĂȘmes.
Mais toi,
Tibet, tu t'es pĂ©tri, levĂ© du plus fort de toi-mĂȘme.
Héros terrassier et émouvant
Non point potier mais poĂšte, et non artisan mais poĂšme
Non point du dehors mais du dedans,
Dieu statuaire et dieu surgi, ciseau et feu et roc ardent.
Tu fis ta médaille planétaire,
Ton propre grand Ćuvre dressĂ© Ă ta devise escaladant :"montagnes, sculpture
de la terre."
Tout le village s'est levé, en joie, en proie à l'aventure :
Ils vont divisant l'espace ami
La tĂȘte haute sur le ciel sillĂ© de leur dĂ©sinvolture
Ils marchent et moi vers le Mont Omi,
Ils ont paré leurs beaux habits tués de neuf de l'azalée
Qui fĂȘte la plus grande en nallĂ©e
Ils fleurent la bĂȘte cousue, ils me flairent
en bondissant
Drop
Fade In
Sans voir,
je regarde
ces passants.
Lestes et gais et bons parleurs,
hommes rouges, femmes turquoises.
Leurs jambes, vives reines du bond.
Leurs pendeloques ondulant dans une mine si courtoise
Bridge
Ces airs de souverains vagabonds.
O Fille si vite envolée
espoir d'une étape harassée,
gazelle forte au harnais bleu ah ! ce n'est ce regard d'élan,
Ni rut ou mĂȘme Ă©treinte mystique.
De grùce Î marcheuse implorée, un coup d'épaule.
A ton élan!
Monter de ce grand pas élastique
Dans la rumeur
et le brouillard gris,
dans la honte en cotonnée,
terreuse et sordide.
J'invoque ton immense parure
Pendeloque de beau métal et de pierre faite de toi
Verse
Couvrant le sein de la pérégrine
Fille cuirassée d'argent, couronne parée, diadÚme et manteau bien serti
Tibet, déesse en cabo chauné
Je te soupĂšse et je te ris en marchand du
"Ladak" bavant sur sa proie qui reluit,
Fade out
Mais bien plus avarement que lui,
Je tiens à deux mes richesses : tes métaux et tes pierres... tes monts et lacs et roches...
Que jamais plus désormais
On ne puisse penser Ă toi ni prononcer le cri de "Tibet"!
Sans entendre parmi l'oreille
L'impitoyable cliquÚtement de cette parure orfévrée
Outro
La séquelle de mes mots précieux,
Fille de la force,
fille des monts,
maßtresse d'un corps épuisé,
Fatigue. voici l'heure enivrée.
Que le chanteur hindou et noir distille son herbe poivrée.
Liquide pieux, brûlant, rusé,
Offert, offrant et poison dieu
et pétillante girandole,
Je bois la fatigue mon idole.
[END].
