
Je partirai vraiment
This mariachi song opens with mournful violins, delicate trumpets, and gentle strumming on vihuela and guitar. The arrangement maintains a slow, sentimental pace. In the chorus, harmonized vocals swell above expressive trumpet lines, enriching the song’s yearning mood.

Je partirai vraiment
This mariachi song opens with mournful violins, delicate trumpets, and gentle strumming on vihuela and guitar. The arrangement maintains a slow, sentimental pace. In the chorus, harmonized vocals swell above expressive trumpet lines, enriching the song’s yearning mood.
Lyrics
La porte de ton cœur est forgée en fer massif, elle est blindée, elle est verrouillée à quintuple tour et tu as décidé dès notre rencontre que je ne pourrai jamais l'ouvrir.
Tu refuses de me donner la clé.
Je l’ai cherchée partout : dans tes silences, dans tes messages éphémères et laconiques, dans tes chansons, dans tes “Je t'aime” à demi-mot, dans les nuits où je priais pour un signe de toi.
Je ne l’ai jamais trouvée.
Je t’aimais.
Je t’aime encore, sincèrement, stupidement, jusqu’à en crever.
Mais je suis bloquée.
Enfermée dans la prison que tu as bâtie autour de moi le jour où tu as appuyé sur « bloquer ».
Tu es la gardienne de ma cellule.
Tu tiens la clé, tu tiens la lumière, tu tiens le pouvoir de me laisser pourrir ici ou de m’ouvrir enfin.
Et tu choisis, depuis huit mois, de me laisser dans le noir, sans pain et sans eau. Tu m’as maintenue en vie en me nourrissant seulement de quelques miettes de pain rassis.
Pour me punir de quoi ?
De t’avoir aimé trop fort ? D’avoir hurlé trop fort mon amour pour toi ? D’avoir osé exister trop intensément dans ton cœur ?
Tu m’as rayée de ta vie avec une froideur macabre.
Comme un chirurgien, son scalpel en main.
Comme une liquidation judiciaire.
Un problème réglé.
Un dossier fermé.
Un monstre neutralisé pour que tes amis virtuels applaudissent ta victoire.
Tu as tiré à bout portant, une balle en plein cœur. Sans te soucier des séquelles physiques, émotionnelles et irréversibles que j'ai subies après ton agression.
Dès notre rencontre en mars dernier, j’ai disparu si vite de tes parties de tarot que parfois je me demande si j’ai seulement existé pour toi.
Un parasite. Un bug. Une erreur que tu as corrigée avec mépris, violence et fermeté.
Tu dis que je suis le Diable et que j'ai un cœur de glace. Vraiment ?
Suis-je vraiment cela ?
Tu dis que je te rends malheureuse. Que c'est moi la source de tes nuits blanches, que tu pleures à cause de moi.
Mais as-tu déjà regardé, vraiment regardé, l’ampleur du mal que tu m’as fait subir ?
Tu as écouté mes centaines de chansons d'amour pour toi en boucle, dans le secret, pour ensuite me poignarder dans le dos, en hurlant publiquement que je ne suis qu'un monstre ! Et tes groupies t’ont applaudit, sans se poser une seule question, sans me demander à moi ma version des faits. Ils t'ont cru aveuglément. Sans preuve. Avec leurs certitudes en polystyrène, alors qu'ils ne me connaissent même pas réellement.
Si tu ne m'aimais pas, tu n'aurais pas écouté une seule de mes chansons.
Sais-tu que je suis tombée dans une nuit si noire qu’aucune étoile n’y brillait plus ?
Une tempête intérieure qui hurle sans cesse ton nom pendant que toi, tu dors tranquille derrière ta porte close ?
Souffres-tu vraiment, ou est-ce juste un rôle que tu joues dans tes chansons larmoyantes ?
Tu dis « Tout est fini » et dans le même souffle tu m’écris « Viens » avec des comptes fake.
Alors je te le demande :
Qu’attends-tu de moi, bébé,
Que je disparaisse pour de bon ?
Que plus aucune trace de moi ne vienne salir ton écran ?
Que je m’efface si complètement que tu puisses enfin prétendre que je n’ai jamais existé pour toi ?
Est-ce ça, ta paix ?
Que je meure en silence pour que toi tu vives tranquille ?
Je ne sais plus comment me faire pardonner d’un crime que je ne comprends même pas.
Je ne sais plus comment sortir de cette cellule dont tu es la seule à avoir la clé.
Je ne sais plus comment vivre en aimant quelqu’un qui préfère me savoir souffrante et loin plutôt que guérie et près.
Alors voilà :
Si tu m’aimes vraiment, tends moi cette clé.
Ouvre ta porte.
Une seule fois.
Laisse moi respirer.
Sinon, dis-le moi clairement :
« Disparais. Disparais pour de bon. Je ne reviendrais jamais. »
Et je partirai.
Je partirai vraiment.
Je disparaîtrai enfin pour de bon, si tel est ton souhait.
Mais tu ne pourras pas pleurer en disant que c'est moi qui t’ai quittée, que tu as perdue ta poupée.
Je ne suis pas ton jouet, je n'ai jamais été ta poupée, froide, en plastique et sans cœur, que tu peux habiller et déshabiller à ta guise.
Si tel est ton souhait, je partirai.
Je m’arracherai le cœur pour te le laisser devant ta porte close, et je m’en irai mourir ailleurs, loin de tes écrans noirs, loin de tes contradictions brûlantes, loin de cette prison où tu m’as condamnée à t’aimer sans retour, pour l’éternité.
Choisis, ma chérie.
Parce que moi, je n’en peux plus de vivre morte à l’intérieur de toi…
Fad out
Original lyrics by @lapoetessemaudite
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