
Ca tient à rien
Clean production

Ca tient à rien
Clean production
Lyrics
@Ombaliz / Michel Laks / Tous droits réservés
Il suffit d’une seconde, d’un pas de travers,
D’un souffle qui s’attarde au bord de l’univers.
Il suffit d’un détour, d’un regard échangé,
D’un matin où la pluie s’invite sans prévenir, léger.
Ça tient à rien :
Un nuage qui s’efface au bon moment,
Un inconnu qui tend la main,
Un mot qu’on dit par accident.
Je marchais sans raison,
Le vent dans les cheveux,
Une rue sans direction,
Et puis j’ai croisé tes yeux.
Ça tient à rien :
Un nuage qui s’efface au bon moment,
Un inconnu qui tend la main,
Un mot qu’on dit par accident.
Une note sur un piano,
Un sourire improvisé,
Et la vie joue au loto,
Et moi, j’ai ... gagné.
Il suffit d’un silence où tout se dessine,
D’un train qu’on rate et qui change la routine.
Il suffit d’un éclat dans l’ombre d’un soir,
D’un détour minuscule, d’un soupir qu’on veut croire.
ça tient à rien :
Un journal oublié sur un banc mouillé,
Une chanson sortie d’une voiture - une audace ?
Un parfum qui flotte et qui enlace.
Je me demande souvent : si j’avais su, avant ?
Si j’avais su saisir ces instants, ces instants flottants ?
Le hasard se cache, joueur, dans les détails,
c’est lui qui peint les lignes sur nos éventails.
Est-ce que c’est nous qui choisissons, ou les secondes qui nous cueillent ?
Est-ce qu’on tient le gouvernail, ou bien le vent qui nous accueille ?
Peut-être qu’il faut juste apprendre à voir les petits riens,
Ces riens qui sont tout… et qu’on découvre en chemin.
Ça tient à rien :
Un croisement dans un hall de gare,
Un éclat de voix dans le brouillard,
Un battement d’aile au hasard.
Ça tient à rien… et c’est tout ce qu’on a,
Ces petites choses qui font nos grands pas.
