
Sacrifiée
"Modern epic rock soundtrack with cinematic intensity. Deep drums, distorted guitars, dramatic synths. Emotive clear rock vocal, intense and expressive, carried through the whole track. Atmosphere of ancient battles, desert storms, chaos and divine fury in a modern style."

Sacrifiée
"Modern epic rock soundtrack with cinematic intensity. Deep drums, distorted guitars, dramatic synths. Emotive clear rock vocal, intense and expressive, carried through the whole track. Atmosphere of ancient battles, desert storms, chaos and divine fury in a modern style."
Lyrics
Les grains de sable en brume ocre sur la dune
arrachent l'air de rouille de la gorge des guerriers
les boucliers s'effritent sous les pleurs de la lune
dansent les pas de morts des maudits prisonniers
le sel âcre sue de la peau, brûle la lèvre
elles s'agrippent, elles s'accrochent les mains
des esclaves. Les vainqueurs exaltés par la fièvre
déchirent de coups de fouet les corps sans lendemain
déesse des terres arides Inanna la tempête
déchaîne son courroux sur l'escadron ennemi
engloutit en un éclair de divine conquête
l'agonie des vaincus en un désert tsunami
dévore tes chants, Uruk, et salue ta reine
de rouge est sa chevelure, de sang est son dédain
règne en immortelle en allégresse et en peine
Divin désir, sacrifice et pouvoir surhumain.
sa voix porte l'annonce de son bras victorieux
son regard foudroie les doutes et les personnes
s'emporte sa rage, maîtresse des terres et cieux
elle voit son futur, son oubli, le silence résonne.
résonne... résonne...
les échos du désert... les ruines...
briques de terre crue
élimées par les siècles...
certains te nomment Ishtar,
puissante guerrière
réduite à la poussière...
de ton temple Eanna ne reste que des fondations...
civilisation perdue, balayée par l'histoire...
disparaît dans le mouvant
à travers les époques
les âges, en oubli,
érosion des roches
et coule en sédiments... sédiments des larmes
de la grande divinité sumérienne
qu'on efface
et la femme se dogme en fautive...
ou la femme devient
le geste... qui punit, le geste qui enferme...
la malédiction, la punition divine,
et le ver est dans la pomme,
tous les mythes des terres fertiles... du berceau...
repris presque mot pour mot, thème par thème
d'Abel à Caïn, du déluge, à la résurrection...
vos noms disparus...
Gilgamesh... Dumuzi, Enkimdu, code d'Hammurabi...
tous absorbés, dilués dans les siècles
imités... en pages enluminées
accaparés des scribes...
en miracle
d'un dieu unique sans foi
frappe les lois,
qui ne restitue rien
qu'un mensonge aux miroirs
des aveugles
et ils disparaissent
sans rappel
sans témoin
et pleure la mélancolie,
saigne la lumière
coule en faisceaux
mirage des beautés
de la magie
des anciens dieux.
