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Foutrement vivant

surprise me

Ombaliz·4:18

Lyrics

[@Ombaliz / Michel Laks / tous droits réservés]
[Une chanson sur l'acceptation de soi]

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J'me lève avec l’œil flou, la gueule à moitié faite,
Le miroir m’rend pas fou, il m’répète mes défaites.
J’me scrute, j’me juge, j’me taille au scalpel,
Chaque défaut qui surgit, j’lui dresse une étincelle.

J’suis pas la pub, j’suis pas l’affiche,
J’suis pas la story bien léchée qu’on affiche.
J’ai des doutes en vrac et des peurs en stock,
Mais j’me maquille pas le cœur, j’fais pas dans le toc.

Y a ces voix dans ma tête, tribunal permanent,
"Tu fais pas assez bien", "Tu serais mieux autrement".
Mais j’apprends à leur dire "taisez-vous un moment",
J’veux pas d’un cœur en guerre, j’veux battre doucement.

J’ai trop vécu plié, pour des jugements d’emprunt,
À vouloir plaire à tous, j’me suis perdu en chemin.
Mais j’veux m’aimer bancal, m’aimer sans mode d’emploi,
Pas parfait mais vital, un peu flou mais droit.

Alors ouais j’me trompe, j’trébuche, j’m’effondre,
Mais chaque faille est une brèche où la lumière rentre.
J’veux plus vivre en luttant contre qui j’suis dedans,
J’veux être imparfait, libre, et foutrement vivant.

(imparfait, libre, et foutrement vivant)

Et quand j’croise un regard qui me reflète l’orage,
J’lui tends un sourire, j’lui dis : "viens, on tourne la page".
On est pas des erreurs, on est des toiles inachevées,
Des chefs-d’œuvre cabossés, mais enfin réveillés.

J’suis libre
Debout , (debout)
Et foutrement vivant

Y a des matins où j’voudrais juste qu’on m’oublie,
Qu’on me raye du programme, qu’on me gomme du bruit.
Où l’poids d’être moi-même m’écrase sur un mur,
Où j’cherche l’air dans les silences, dans les coins les plus surs.

Quand j’vois les autres marcher droit, sourire au centième,
Moi j’m’arrose d’autocritique, j’me gave de "j’suis nul", de "j’suis blême".
J’me compare, j’me juge, j’me jette des pierres,
Croire que mon pire ennemi, c’est mon propre regard en travers.

Mais j’commence à comprendre, doucement, sans tambour,
Que la tendresse pour soi, c’est pas un détour.
C’est un chemin cabossé, qu’on marche à petits pas,
Avec des "pardon", des "je t’aime", même quand on n’y croit pas.

(on n'y croit pas)
(on n'y croit pas)

J’suis libre
Debout , (debout)
Et foutrement vivant

Et foutrement vivant

Tu vois, j’ai longtemps cru qu’être fort, c’était se taire,
Mais maintenant j’sais : pleurer, c’est aussi savoir faire.
C’est dire au monde : "regarde, j’suis là, j’suis vrai",
Pas besoin d’armure, juste d’être entier.

J’ai passé des années à essayer de leur plaire,
À gommer mes élans, à rentrer dans leur terre.
Mais même l’amour qu’on quémande, à genoux ou en vain,
Il vient pas quand on s’trahit, il fait juste plus de chagrin.

j’suis libre
Debout , (debout)
Et foutrement vivant

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