
Victor (lyrics Psyché Délice)
Minimal dark ambient with evolving grunge guitar textures, no drums, no beat, no groove, electric guitar used as a textural element, unstable tuning, feedback, light fuzz and saturation, guitar swells that evolve and change over time, organic imperfections and tension, intimate male spoken-sung vocals, very clear and close, voice always prioritized, music reacts to the voice instead of following a rhythm, progressive evolution through timbre and texture, contrast between clean and dirty guitar tones, slow emotional build without rhythm, dark, introspective, human, slightly dangerous atmosphere, grunge as substance, not as style, song length around 5 minutes.

Victor (lyrics Psyché Délice)
Minimal dark ambient with evolving grunge guitar textures, no drums, no beat, no groove, electric guitar used as a textural element, unstable tuning, feedback, light fuzz and saturation, guitar swells that evolve and change over time, organic imperfections and tension, intimate male spoken-sung vocals, very clear and close, voice always prioritized, music reacts to the voice instead of following a rhythm, progressive evolution through timbre and texture, contrast between clean and dirty guitar tones, slow emotional build without rhythm, dark, introspective, human, slightly dangerous atmosphere, grunge as substance, not as style, song length around 5 minutes.
Lyrics
French Writer ORIGINAL LYRICS (copyright) Psyché Délice
Victor
Je ne connaissais rien des cruautés de l’Homme,
Pas même la souffrance à mon cœur enchaîné,
Pas plus cette injustice… et l’esprit profané
Ignorait la rancœur… la bête que l’on nomme
Aux codes de la loi, comme un deutéronome,
Par la malédiction de l’âme… condamné
D’être ce phénomène au mal abandonné,
Malgré lui, d’un enfer, rien de plus que la somme!
Au tremblement des chairs, reflets abyssiniens,
Ton regard s’est posé, tes grands yeux dans les miens,
Deux, bleus, si doux, si purs, tout emplis d’innocence.
Et j’ai goûté le fruit de ma propre impuissance.
Quoi que je fusse et fis, je fais jaillir encor
Ce son, d’entre ma bouche, un nom, un seul: Victor!
Et de cet outre-tombe où sortit ce prénom,
Au fil de fer usé sur mon cœur en déroute,
J’accrocherai ton chant et je suivrai ta route;
Quoi qu’il me fût donné, j’en garderai le nom.
Celui que tu gravas dans mes trous de mémoire,
Entre les fragments crus de mon crâne, agrippé
À des lambeaux de chair et le tissu râpé
Qui se calque à mon corps, quand dans l’ombre, il se moire.
C’est ta peau de satin que je sens sous mon doigt,
La caresse de l’aube à la frange d’or pâle
Épouse tes contours, dessine leur ovale,
Et m’arrache à la gorge un cri devenu toi!
Quoi que je fusse et fis, je fais jaillir encor
Ce son, d’entre ma bouche, un nom, un seul: Victor…
Tu m’es, par tous les saints, le plus beau des blasphèmes,
Un séraphin fait femme, un parfum d’inconnu.
J’aimerais te sentir, pouvoir me tenir nu
Tout contre toi, blotti… mais mes peurs sont les mêmes.
Et pourtant je pourrais, d’un simple coup, d’un seul,
Briser de ce carcan jusqu’à la moindre trace
Qu’elle glissa sur nous, l’ombre de Samothrace,
Son aile ou bien sa plume en guise de linceul.
Victoire par nature à la mienne tragique,
Ce triste théorème ignore l’indécis
Et fait de moi ce cœur, ce pâle ramassis
De cadavres perclus de fièvre hémorragique.
Lourds et sourds sont ces maux qui martèlent mon sang,
Vaisseau qui va, s’en vient, prélude à l’indicible,
L’instant où tout s’éclaire et redevient possible,
Où l’espoir de te voir me possède, oppressant.
Dans mes tempes se fend le flot de la tempête
Et se brise la glace au fond de l’océan,
Le remous, le ressac de mon propre néant:
Ce parfait tourbillon m’endimanche la tête!
J’irai sur la banquise enfin te retrouver,
Toi qui m’as mis au monde avant de me connaître,
Toi qui, par cet amour, sais qu’il pourra renaître
Quelque part, en un temps où nous pourrons rêver.
