
Nos souvenirs
Unknown

Nos souvenirs
Unknown
Lyrics
@Ombaliz / Michel Laks / Tous droits réservés
Je piétine mes souvenirs… comme des braises sous la pluie,
Mon âme en sursis, mon cœur en incendie.
J’ai la colère en colocataire, qui squatte chaque nuit,
Je maquille mes failles, j’me perds dans l’ombre des.... « et si ».
Chaque matin j’enfile un manteau cousu de silences,
Un rire en vitrine... derrière lequel je me pense.
Je flotte entre deux abîmes, c’est ça… ou je m’efface,
J’enterre nos souvenirs, ces vérités qui me fracassent…
Alors j’allume un brasier, pour cramer ce qui me freine,
Je virevolte dans les flammes, pour repousser la peine.
Je traîne des valises pleines,
de pourquoi sans réponse,
Le regard au ras du sol,
sur les murs où le temps s’enfonce.
Je me dis que ça s’arrange,
que c’est juste un sale passage,
Une phrase comme un pansement, ...
sur un trop vieux carnage.
Ton spectre squatte mes nuits, il parle dans mon oreille,
Il chuchote des mensonges, jusqu’à ce que le jour se réveille.
J’ai gardé un bout de toi, un parfum sur un tissu fané,
Un supplice délicat, le poison que j’ai choisi ...../ d’aimer (d'aimer)
Je fais valser mes cicatrices, j’absous mes faux pas,
À force de tout encaisser, j’ai vomi ma foi.
Les néons me lacèrent, leur éclat est une gifle,
Ils tracent la silhouette d’un destin trop fragile.
Le monde tourne, les rires grondent, moi j’entends que des échos,
Je réponds par habitude, je dérive sous le chaos.
Je cherche une issue, un tunnel sous ce béton,
Le cœur lesté, ... lesté de toutes ces questions à la con
Je flotte entre deux abîmes, c’est ça… ou je m’efface,
J’enterre nos souvenirs, ces vérités qui me fracassent…
Alors j’allume un brasier, pour cramer ce qui me freine,
Je virevolte dans les flammes, pour repousser la peine.
Le silence hurle, il cogne fort sous ma peau…
Chaque battement de seconde est un combat de trop.
J’ai bâti des murs épais, avec mes propres chaînes,
Mais c’est de l’intérieur que tout se désagrège à la peine.
Et tu sais... le plus dur, c’est pas l’absence.
C’est ce que ton absence a gravé dans mes errances.
Alors j’fais pleuvoir les souvenirs… qu’ils se fondent dans la brume,
Juste un souffle de cendre, un goût de bitume.
Les débris de nos rires, éparpillés sous mes pas,
J’ai perdu ma route, et mes repères avec toi.
Peut-être qu’un jour, un rayon percera l’ombre,
En attendant, j’écris dans le noir, là où mes rêves succombent...
Je ne vis pas, je tiens bon… entre l’encre et l’horizon.
