
Bonne Année
French industrial funk-rap, experimental and aggressive. Male voice, rough, raspy, suffocating delivery. Highly syncopated spoken-rap flow. Violent stop-and-go phrasing, sharp pauses, rhythmic breaks. Industrial beat with dark funk influence. Syncopated bass groove, tense and repetitive. Layered mechanical percussion, distorted funk rhythms. Groove is nervous, twisted, uncomfortable, never joyful. Tempo mid to fast, increasingly intense. Beat grows more violent and chaotic toward the end. No melody, no singing, no chorus. Atmosphere: claustrophobic, hostile, physical. Mood: pressure, rage, obsession, inner collapse.

Bonne Année
French industrial funk-rap, experimental and aggressive. Male voice, rough, raspy, suffocating delivery. Highly syncopated spoken-rap flow. Violent stop-and-go phrasing, sharp pauses, rhythmic breaks. Industrial beat with dark funk influence. Syncopated bass groove, tense and repetitive. Layered mechanical percussion, distorted funk rhythms. Groove is nervous, twisted, uncomfortable, never joyful. Tempo mid to fast, increasingly intense. Beat grows more violent and chaotic toward the end. No melody, no singing, no chorus. Atmosphere: claustrophobic, hostile, physical. Mood: pressure, rage, obsession, inner collapse.
Lyrics
à l’alourdi
à la nuit molle
que le lombric en boule
mâchonne…
les morceaux de mélasse
dans une flaque où s’enfoncent
les éponges grasses…
dans ce miroir si mou
reflet de boue
reflet fade
en caoutchouc
à l’élastique…
à tout extrême
à moindre risque
à toutes les peines
à la bavure des escargots
que la limace soit l’avant-garde
des arts blafards, des arts lâches
un coup dans la mare
que la cuillère trop épaisse
laisse tomber ce tas de poisse
lente et lasse
lourde et passe…
la vache à lait
trop tiède, goût de veau
sourcil en œil en berne
cernes des canicules
le nénuphar coule et déboule
il lui manque le pédoncule
pour espérer…
ridicule lenteur
tiens ? ouvre la bouche
prends ta saveur
mange et avale
la large serpillière
gorgée d’huile de plâtre et de colle
voilà, c’est mieux
étouffe un peu.
bouffe de bambou
pousse de soja
à mort les pandas
alors parfois
le ver de terre
est assez fier
de sa salade prémâchée
en promotion
50 % en solde à la baisse
baisse
je ne voulais pas
la tentation me prend le gosier
remonte ma gorge
la tentacule
tentacule ventouse les parois de mon corps
visqueuse succion de polype amer
elle use mes mots pour déverser mes tripes
huileuse, à l’étouffe, s’agrippe à mon gouffre
s’accroche le rance
étripe la colère
lamproie nichée en mes viscères
une murène édentée qui mord
de sa bouche visqueuse
mes entrailles
nécrose… décloses, closes, écloses
en milliers d’alevins
fourmille et fouille ma fosse à grisaille
que mes cavernes nasales
servent de nid
à tous ces maux que j’écris
calmar de profondeur
noir nuit rouge abysse
abîme… abîme… abîme…
leurs crayeuses faces
se noyer dans leurs miasmes
mucus flagellateur de posture
que les protubérances des pieuvres honteuses
enserrent ce qu’ils nomment âmes
âme, je te conchie
je te piétine si c’est cela ta nature
la nature qu’on me montre
anima, esprit, conscience dénaturée
démembrée, invertébrée des anguilles…
des mollusques que rien ne porte
âme âme âme
je te hais
au fond et tréfonds
à jamais
et toujours
dans toutes les crevasses.
