
Emprise
A raw and intense slam track with a deep female voice speaking with conviction, bitterness, and slow-burning rage. The music is built on distorted guitars, heavy slow drums, ambient noise, metallic feedback, and industrial textures. The atmosphere is bleak, gritty, and poetic — like a spoken-word funeral for a dying world. No melody, just tension, rhythmic breathing, and powerful spoken words. The tone is rebellious, wounded, and lucid. Tempo is slow to medium. Sounds like a poetic cry from the depths, wrapped in dirt and noise.

Emprise
A raw and intense slam track with a deep female voice speaking with conviction, bitterness, and slow-burning rage. The music is built on distorted guitars, heavy slow drums, ambient noise, metallic feedback, and industrial textures. The atmosphere is bleak, gritty, and poetic — like a spoken-word funeral for a dying world. No melody, just tension, rhythmic breathing, and powerful spoken words. The tone is rebellious, wounded, and lucid. Tempo is slow to medium. Sounds like a poetic cry from the depths, wrapped in dirt and noise.
Lyrics
elle suinte des porcs à la peau rance
d'une main de terre, enracinée, noueuse
d'écorce au sol.
elle écorche et prend l'élan, l'envie d'aller
en avant.
et l'après, au murmure, de beaux mots vomit en gerbe
de fleurs, de pétales de rose,
et vergetures-branches.
emprise, empire des tours de Pise, en prise
sur tête, en pensées, en terre penchée
en déséquilibre d'être
d'une vie en diagonale,
où tout défile, sous le joug
d'architectes, de bâtisseurs de murs,
traçant des vies en parallèle, emmenant
tout à la perpendiculaire,
en angle obtus de bien-être
inventant des plans, des mirages,
de faux palais, de trônes en cage
où tout sens, toute passion
se noie dans
l'abject crochet
d'un gens flétri
qui ne jouit que du
contrôle.
carcéral univers, gravite toujours
dans la sphère, tout autour
en orbite, des yeux froids
un satellite espion, d'un regard avisé
d'un pouvoir d'attraction,
il aspire la lumière, un trou noir
des mains mises
sur le libre arbitre, le vouloir décider,
il éclipse sa moitié, en demi-lune, face cachée
effacée, à jamais défigurée au monde.
vivre dans l'ombre, vivre son ombre,
vivre dans les décombres
d'un crâne pervers
rempli de barreaux de fer rouillé,
de cordes irritantes, de goudron et de plumes,
de chaînes de bronze.
emprise, d'un immonde
faux souriant, vrai parleur
faux bonheur, meurt le cœur
sous les feux, les flammes
d'un amer dévorant,
sa substance,
sa sève,
prisonnier d'un rêve de fourbe miel,
de magnifiques nuages en coton
dégouline le sucre pourri,
d'un soleil d'orge sueur la folie,
de belles collines acérées, abruptes, âpres,
où respire une odeur fétide, écœurante
de fruits trop mûrs, aux couleurs chatoyantes
et surannées… vomissent
leur blette chair trop mûre
à la bouche
des gens.
emprise, pestilence…
furoncle sociétal de petits maîtres, lâches et ventrus
de leur propre déficience,
dénués d'émotions, miroir d'eux-mêmes
mégalomanie en quintessence.
il ne reste
que l'absence,
que la fuite.
fuyez.
