
Regards
A live performance of a raw, introspective French rap song with a raspy male voice, in an underground venue. The beat is boom bap with analog bass, vinyl crackle, ambient reverb and a melancholic piano loop. The lyrics explore the solitude of unknown creators, mixing pride and bitterness. No name-drops, just bars. Add expressive vocal touches ([Spoken Word], [Whisper], [Pause]), subtle crowd FX, and tight warm mastering. Two sharp verses with multisyllabic rhymes, a haunting chorus, and no bridge. Channel the elegance of self-doubt and the dignity of the ignored.

Regards
A live performance of a raw, introspective French rap song with a raspy male voice, in an underground venue. The beat is boom bap with analog bass, vinyl crackle, ambient reverb and a melancholic piano loop. The lyrics explore the solitude of unknown creators, mixing pride and bitterness. No name-drops, just bars. Add expressive vocal touches ([Spoken Word], [Whisper], [Pause]), subtle crowd FX, and tight warm mastering. Two sharp verses with multisyllabic rhymes, a haunting chorus, and no bridge. Channel the elegance of self-doubt and the dignity of the ignored.
Lyrics
Ils m'ont transpercé mille fois… mais j’suis là.
Avec leurs regards plantés dans ma peau comme des clous rouillés.
Tu crois qu’tu marches… mais c’est leurs jugements qui tiennent tes pas.
Et frère… ça pèse plus qu’un cercueil porté par des faux amis a bout d'bras.
J’ai cru qu’fallait plaire, qu’fallait sourire pour survivre,
Mettre des filtres sur ma gueule, lisser mes cicatrices.
J’ai couru derrière des “ça va ?” qui sonnaient faux,
À force d’baisser la tête, j’ai une scoliose et mal au dos.
Leurs yeux jugent sans procès, sentence dans le silence,
T’apprends vite à t’plier si tu veux pas d’violence.
J’ai donné des “oui” qu’étaient des “non” étouffés,
J’ai mis des masques transparents, mais eux… ils ont vu qu’j’étais crevé.
Tu veux pas froisser ? Alors c’est toi qui t’effrites.
Tu veux correspondre ? Alors c’est toi qu'tu trahis.
À force d’vivre pour leurs yeux,
T’oublies qu’c’est les tiens qui doivent t’guider dans la nuit.
Y’a des regards qui coupent plus qu’dix lames,
Des sourires polis qui pèsent plus lourd qu’la honte d’un drame.
J’ai vu des gens t’arrêter net d’un haussement d’sourcil,
Comme si ta vie valait rien, comme si ton feu était stérile.
Ils t’applaudissent quand tu joues leur rôle,
Mais t’abandonnent quand tu sors d’la zone.
Alors quoi ? Faut être malléable, faut être docile ?
Moi j’veux être brut, j’veux être difficile.
J’ai essayé d’rentrer dans leur cadre…
Mais j’faisais toujours tâche sur la photo.
J’ai voulu baisser le volume…
Mais j’ai fini par m’éteindre, frère.
Maintenant j’relève la tête, je les fixe sans dédain,
Leurs yeux, c’est des prisons ; les miens, c’est des tremplins.
Si plaire c’est m’perdre, alors j’choisis la guerre,
Plutôt qu’la paix truquée de ceux qu’ont jamais eu d’galère.
J’suis pas né pour rentrer dans vos cases,
J’suis né pour les noircir, pour qu’vos certitudes s’écrasent.
Et si mon silence fait douter, tant mieux,
Parce qu’j’rappe pas pour vos regards… j’rappe pour m'sentir mieux.
Tu veux pas froisser ? Alors c’est toi qui t’effrites.
Tu veux correspondre ? Alors c’est toi qu'tu trahis.
À force d’vivre pour leurs yeux,
T’oublies qu’c’est les tiens qui doivent t’guider dans la nuit.
Alors regarde bien…
Pas eux.
Toi.
Parce qu’à la fin, c’est ton reflet qui reste,
Pas leur mépris qui passe.
