
Les ballades de Marius le Tordu (Les Frères Du Vent)
The song kicks off with driving manouche guitars, agile banjo runs, and earthy percussion, Multiple rauque voices trade gritty call-and-response lines, backed by swelling brass and vibrant accordion, Live reverb and spontaneous crowd interaction give the folk/world groove an infectious, wild energy

Les ballades de Marius le Tordu (Les Frères Du Vent)
The song kicks off with driving manouche guitars, agile banjo runs, and earthy percussion, Multiple rauque voices trade gritty call-and-response lines, backed by swelling brass and vibrant accordion, Live reverb and spontaneous crowd interaction give the folk/world groove an infectious, wild energy
Lyrics
I.
Marius traînait ses bottes
Par les chemins trempés du Quercy,
Avec trois vieux compères
Qui sentaient la gnôle et la pluie.
On disait qu’il cachait dans sa veste
Un talisman bleu-gris
Ramassé jadis à Marseille,
Un truc qui brillait quand il mentait la nuit.
Et les corbeaux des grands champs disaient :
On serait moins perdus, peut-être,
Si on savait…
Où Marius a laissé son âme en pièces.
Refrain (haché, un peu tordu)
Hé Marius… vieux frère… t’entends l’écho ?
On cherche ta trace dans les fossés d’en haut…
Tra-la-la… vieux pied-bot…
Où sont les pas de Marius le Tordu,
Maintenant ?
II.
Une fois, près de la scierie,
Marius a croisé un garde-champêtre grincheux.
Les deux se sont parlé trop sec,
Deux coqs dans un poulailler nerveux.
Un geste de travers, un juron de trop :
Le garde a glissé sur les feuilles mouillées,
Roulé comme une bille dans la pente,
Et personne n’a su qui avait poussé qui—
Le vent, ou Marius, ou le destin fatigué.
Refrain
Hé Marius… fantôme… où vas-tu maintenant ?
On a besoin d’un homme droit, même un peu bancal, maintenant.
Tra-la-la… vieux pied-bot…
Où sont les pas de Marius le Tordu,
Maintenant ?
III.
Puis il a quitté le canton
Avec un cirque ambulant venu d’Espagne,
Parce qu’il disait qu’il fallait bien rire
Avant que la vie ne le rattrape.
Dans une roulotte rouge, bringuebalante,
Il apprenait aux lions à faire semblant d’avoir peur,
Et jonglait la nuit sous les étoiles,
Avec des couteaux émoussés
Et des histoires à dormir debout.
Refrain
Hé Marius… vieux rêveur… qu’est-ce que tu deviens maintenant ?
On a besoin de ton rire de travers, maintenant…
Tra-la-la… vieux pied-bot…
Où sont les pas de Marius le Tordu,
Maintenant ?
IV.
Un soir, près de la frontière,
Il a chanté trop fort sous une lune trop pleine.
Le vent l’a emporté au-delà des collines,
Dans un pays qui ne figure sur aucune carte.
La troupe l’a attendu trois jours,
Puis trois ans,
Mais Marius était devenu brume,
Un souffle dans les bois,
Une blague laissée en suspens.
Refrain (lente, presque murmurée)
Hé Marius… vieux frère… où dors-tu maintenant ?
On a encore besoin de toi, même juste un instant…
Tra-la-la… vieux pied-bot…
Où sont les pas de Marius le Tordu,
Maintenant ?
Coda –
Né un lundi—
Disait-on.
Parti un mardi—
Sans raison.
Joyeux un mercredi,
Perdu un jeudi,
Silencieux un vendredi,
Disparu un samedi,
Et dimanche…
Le boulanger dit avoir entendu
Un homme siffloter
Derrière l’église.
