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đŸŒč❀ Soleil et Chair Rimbaud by PatRixx (1.06x) (Remastered x2) (Cover)

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PatRixx·3:44

Lyrics

Intro

Prechorus

The sun, the source of tenderness and life,

Pours burning love onto the delighted earth,

And when one lies down in the valley, one feels

That the earth is fertile and overflowing with blood;

That its immense breast, lifted by a soul,

Is full of love like God, of flesh like a woman,

And that it contains, heavy with sap and rays,

The great swarming of all embryos!

Chorus

And everything grows, and everything rises!

O Venus, O Goddess!

I regret the days of ancient youth,

Bridge

Chorus

Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,

Verse l’amour brĂ»lan Ă  la terre ravi,

Et, quand on est couché sur la vallée on sent

Que la terre est nubile et déborde de san;

Que son immense sein, soulevé par une ùme,

Est d’amour comme Dieu, de chair comme la femme,

Et qu’il renferme, gros de sùve et de rayons,

Le grand fourmillement de tous les embryons !

Chorus

Et tout croĂźt, et tout monte !

-Ô VĂ©nus, ĂŽ DĂ©esse !

Je regrette les temps de l’antique jeunesse,

Des satyres lascifs, des faunes animaux,

Dieux qui mordaient d’amour l’écorce des rameaux

Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !

Je regrette les temps oĂč la sĂšve du monde,

L’eau du fleuve, le sang rose des arbres verts

Dans les veines de Pan mettaient un univers !

Verse]

OĂč le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chĂšvre ;

OĂč, baisant mollement le clair syrinx, sa lĂšvre

Modulait sous le ciel le grand hymne d’amour ;

OĂč, debout sur la plaine, il entendait autour

Répondre à son appel la Nature vivante ;

OĂč les arbres muets, berçant l’oiseau qui chante,

La terre berçant l’homme, et tout l’OcĂ©an bleu

Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !

Bridge

Verse

Je regrette les temps de la grande CybĂšle

Qu’on disait parcourir, gigantesquement belle,

Sur un grand char d’airain, les splendides citĂ©s ;

Son double sein versait dans les immensités

Le pur ruissellement de la vie infinie.

L’Homme suçait, heureux, sa mamelle bĂ©nie,

Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.

Parce qu’il Ă©tait fort, l’Homme Ă©tait chaste et doux.

Chorus

MisĂšre ! Maintenant il dit : Je sais les choses,

Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.

Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l’Homme est Roi,

L’Homme est Dieu ! Mais l’Amour, voilà la grande Foi !

Oh ! si l’homme puisait encore à ta mamelle,

Grande mĂšre des dieux et des hommes, CybĂšle ;

S’il n’avait pas laissĂ© l’immortelle AstartĂ©

Qui jadis, Ă©mergeant dans l’immense clartĂ©

Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,

Montra son nombril rose oĂč vint neiger l’écume,

Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,

Le rossignol aux bois et l’amour dans les coeurs !

Breakdown

Fade In

Ô splendeur de la chair ! ĂŽ splendeur idĂ©ale !

Ô renouveau d’amour, aurore triomphale

OĂč, courbant Ă  leurs pieds les Dieux et les HĂ©ros,

Kallipyge la blanche et le petit Éros

Effleureront, couverts de la neige des roses,

Prechorus

Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !

– Ô grande AriadnĂ©, qui jettes tes sanglots

Sur la rive, en voyant fuir lĂ -bas sur les flots,

Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,

Ô douce vierge enfant qu’une nuit a brisĂ©e,

Tais-toi ! Sur son char d’or brodĂ© de noirs raisins,

Lysios, promené dans les champs Phrygiens

Par les tigres lascifs et les panthĂšres rousses,

Verse

Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.

Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant

Le corps nu d’EuropĂ©, qui jette son bras blanc

Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague.

Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;

Elle, laisse traĂźner sa pĂąle joue en fleur,

Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt

Dans un divin baiser, et le flot qui murmure

De son Ă©cume d’or fleurit sa chevelure.

– Entre le laurier-rose et le lotus jaseur

Glisse amoureusement le grand Cygne rĂȘveur

Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ; Et tandis que Cypris passe, étrangement belle,

Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,

Étale fiùrement l’or de ses larges seins

Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,

– HĂ©raclĂšs, le Dompteur, qui, comme d’une gloire,

Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,

S’avance, front terrible et doux, à l’horizon

Fade out

Chorus

Par la lune d’étĂ© vaguement Ă©clairĂ©e,

Debout, nue, et rĂȘvant dans sa pĂąleur dorĂ©e

Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,

Dans la clairiĂšre sombre oĂč la mousse s’étoile,

La Dryade regarde au ciel silencieux


La blanche Séléné laisse flotter son voile,

Outro

Craintive, sur les pieds du bel Endymion,

Et lui jette un baiser dans un pñle rayon


– La Source pleure au loin dans une longue extase


C’est la Nymphe qui rĂȘve, un coude sur son vase,

Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.

– Une brise d’amour dans la nuit a passĂ©,

Et, dans les bois sacrĂ©s, dans l’horreur des grands arbres,

Majestueusement debout, les sombres Marbres,

Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,

– Les Dieux Ă©coutent l’Homme et le Monde infini

[END].

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