
đčâ€ïž Soleil et Chair Rimbaud by PatRixx (1.06x) (Remastered x2) (Cover)
90's, alt rock, film score, pop rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, alt rock, edm alt rock, electro house, tin pan alley, uk bass, dark techno

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Lyrics
Intro
Prechorus
The sun, the source of tenderness and life,
Pours burning love onto the delighted earth,
And when one lies down in the valley, one feels
That the earth is fertile and overflowing with blood;
That its immense breast, lifted by a soul,
Is full of love like God, of flesh like a woman,
And that it contains, heavy with sap and rays,
The great swarming of all embryos!
Chorus
And everything grows, and everything rises!
O Venus, O Goddess!
I regret the days of ancient youth,
Bridge
Chorus
Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse lâamour brĂ»lan Ă la terre ravi,
Et, quand on est couché sur la vallée on sent
Que la terre est nubile et déborde de san;
Que son immense sein, soulevé par une ùme,
Est dâamour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et quâil renferme, gros de sĂšve et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !
Chorus
Et tout croĂźt, et tout monte !
-à Vénus, Î Déesse !
Je regrette les temps de lâantique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient dâamour lâĂ©corce des rameaux
Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps oĂč la sĂšve du monde,
Lâeau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
Verse]
OĂč le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chĂšvre ;
OĂč, baisant mollement le clair syrinx, sa lĂšvre
Modulait sous le ciel le grand hymne dâamour ;
OĂč, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
OĂč les arbres muets, berçant lâoiseau qui chante,
La terre berçant lâhomme, et tout lâOcĂ©an bleu
Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !
Bridge
Verse
Je regrette les temps de la grande CybĂšle
Quâon disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char dâairain, les splendides citĂ©s ;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie.
LâHomme suçait, heureux, sa mamelle bĂ©nie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
Parce quâil Ă©tait fort, lâHomme Ă©tait chaste et doux.
Chorus
MisĂšre ! Maintenant il dit : Je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! lâHomme est Roi,
LâHomme est Dieu ! Mais lâAmour, voilĂ la grande Foi !
Oh ! si lâhomme puisait encore Ă ta mamelle,
Grande mĂšre des dieux et des hommes, CybĂšle ;
Sâil nâavait pas laissĂ© lâimmortelle AstartĂ©
Qui jadis, Ă©mergeant dans lâimmense clartĂ©
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose oĂč vint neiger lâĂ©cume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et lâamour dans les coeurs !
Breakdown
Fade In
à splendeur de la chair ! Î splendeur idéale !
Ă renouveau dâamour, aurore triomphale
OĂč, courbant Ă leurs pieds les Dieux et les HĂ©ros,
Kallipyge la blanche et le petit Ăros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Prechorus
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !
â Ă grande AriadnĂ©, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir lĂ -bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
Ă douce vierge enfant quâune nuit a brisĂ©e,
Tais-toi ! Sur son char dâor brodĂ© de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthĂšres rousses,
Verse
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu dâEuropĂ©, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse traĂźner sa pĂąle joue en fleur,
Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son Ă©cume dâor fleurit sa chevelure.
â Entre le laurier-rose et le lotus jaseur
Glisse amoureusement le grand Cygne rĂȘveur
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ; Et tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Ătale fiĂšrement lâor de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
â HĂ©raclĂšs, le Dompteur, qui, comme dâune gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
Sâavance, front terrible et doux, Ă lâhorizon
Fade out
Chorus
Par la lune dâĂ©tĂ© vaguement Ă©clairĂ©e,
Debout, nue, et rĂȘvant dans sa pĂąleur dorĂ©e
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
Dans la clairiĂšre sombre oĂč la mousse sâĂ©toile,
La Dryade regarde au ciel silencieuxâŠ
La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Outro
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pĂąle rayonâŠ
â La Source pleure au loin dans une longue extaseâŠ
Câest la Nymphe qui rĂȘve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
â Une brise dâamour dans la nuit a passĂ©,
Et, dans les bois sacrĂ©s, dans lâhorreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
â Les Dieux Ă©coutent lâHomme et le Monde infini
[END].
