
Chaque Pas Me Coûte
This cinematic oldschool rap opens with sparse, echoing piano notes over a bed of dusty, punchy drums and subtle vinyl crackle. The instrumental remains stripped-back and cold, enhancing the monologue’s weight. Deep synth pads create a brooding air as sharp, densely phrased rhymes flow hypnotically. Dramatic breaks and extended spoken-word passages amplify tension, keeping the focus on the intellectual, questioning delivery and the charged, oppressive atmosphere.

Chaque Pas Me Coûte
This cinematic oldschool rap opens with sparse, echoing piano notes over a bed of dusty, punchy drums and subtle vinyl crackle. The instrumental remains stripped-back and cold, enhancing the monologue’s weight. Deep synth pads create a brooding air as sharp, densely phrased rhymes flow hypnotically. Dramatic breaks and extended spoken-word passages amplify tension, keeping the focus on the intellectual, questioning delivery and the charged, oppressive atmosphere.
Lyrics
J’ai vu des rêves s’éteindre dans des regards sans lumière
Des silences qui hurlent plus fort qu’un revolver
Le bitume m’a appris à marcher sans tomber
Mais l’ciel m’a jamais répondu quand j’ai voulu parler
Les visages sont fermés, les voix coupées net
On parle avec les yeux, mais c’est jamais honnête
Les jours passent, gris, sans couleur ni saveur
Juste des heures à empiler, sans jamais faire d’erreur
J’ai appris à compter sans chiffres, à parler sans bruit
À faire semblant d’aller bien quand tout me fuit
Les murs sont lisses, les portes restent closes
Et les questions tournent en boucle sans qu’on les pose
Pas de décor, pas de mise en scène
Juste des faits, des gestes, des chaînes
Je suis là, debout, sans drame ni cri
Mais chaque pas me coûte, chaque nuit me trahit
J’ai pas grandi avec des phrases, juste des consignes
Des regards qui t’évaluent, des gestes qui désignent
Le monde tourne, mais pas pour moi
Je suis pas dedans, je suis juste là
Les matins sont des verdicts, les soirs des bilans
On compte pas les joies, juste les manques flagrants
Y’a rien à dire, alors on fait
Et quand ça casse, on recolle sans jamais parler
J’ai vu des gens s’éteindre sans bruit, sans drame
Juste un jour de moins, juste un peu plus de flammes
On s’habitue à perdre, à plier sans rompre
À faire comme si, à vivre sans répondre
Pas de cri, pas de larme, pas de scène
Juste une suite de jours, tous pareils, tous pleins de peine
Mais on avance, parce que c’est ça ou rien
Et le rien, je l’ai déjà trop vu de près, trop bien
