
On naît minuscule…
Slam rap eloquence cloud, pop, violon, piano, bass, guitare, children woman female, mixtes, trap fast, arabico, systre, mandoline

On naît minuscule…
Slam rap eloquence cloud, pop, violon, piano, bass, guitare, children woman female, mixtes, trap fast, arabico, systre, mandoline
Lyrics
On naît minuscule…
On ouvre les yeux, et déjà, le monde est immense.
L’enfance, c’est un champ de bataille déguisé en terrain de jeu.
On rit, on tombe, on pleure… et on se relève.
Si on parvient à grandir, alors on marche droit,
même quand les murs s’effondrent autour de nous.
On dessine des soleils sur des feuilles blanches,
sans savoir que dehors, il pleut des orages.
On dit : « Quand je serai grand… »,
sans comprendre qu’être grand, c’est porter des fardeaux invisibles.
L’enfance, c’est doux, c’est cruel,
des rêves trop grands pour nos poches trop petites.
Huuummm
Puis vient l’adolescence.
Là, ce n’est plus un jeu, c’est une arène.
On cherche qui on est dans des miroirs fissurés,
on crie pour exister, on se tait pour disparaître.
Si on parvient à vivre,
on goûte l’ivresse du présent,
même si le futur fait peur.
Adolescence…
Âge où le cœur saigne mais bat fort,
où l’amitié est une religion,
où l’amour est une blessure brillante.
On s’embrase vite, on se consume plus vite encore.
On veut la liberté sans savoir quoi en faire.
On brise des règles qu’on oublie trop vite.
Et puis un jour…
Le réveil sonne plus fort que nos rêves.
L’âge adulte.
Là, ce n’est plus la vie, c’est la survie.
Factures, boulots, responsabilités s’empilent
comme des briques sur nos épaules.
Si on parvient à survivre,
on respire sous l’eau,
on sourit quand tout brûle,
on tient debout malgré les genoux pliés.
Huuuummm
L’âge adulte…
C’est l’illusion de la stabilité,
des promesses qu’on brise en silence.
C’est courir après le temps comme un chien après son ombre.
Des amitiés qui meurent dans les mails,
des amours qui s’éteignent dans les lits froids.
C’est dire : « Ça va » quand rien ne va.
Et si, par miracle,
si par miracle on tient jusque-là,
alors vient la vieillesse.
Ce n’est plus grandir, vivre, survivre,
c’est attendre.
Attendre que les souvenirs s’effacent,
que les visages se brouillent dans la mémoire.
Vieillir, c’est compter ses cicatrices comme des trophées,
parler du passé comme d’un pays disparu.
Huuummm
La vieillesse…
Des mains qui tremblent sur des photos jaunies,
un corps qui s’efface mais une âme qui s’accroche.
Voir le monde changer trop vite,
se demander si on y a eu une place.
Des « je t’aime » jamais dits,
des « pardon » avalés.
C’est attendre la fin comme on attend un train
qui ne prévient jamais de son heure d’arrivée.
Alors ouais…
L’enfance, si on parvient à grandir.
L’adolescence, si on parvient à vivre.
L’âge adulte, si on parvient à survivre.
Et la vieillesse, si on parvient jusque-là.
Mais entre toutes ces étapes,
reste une question suspendue :
Est-ce qu’on a vraiment vécu ?
Ou traversé le temps
comme une ombre pressée,
oubliant de regarder la lumière ?
Huuummm
