
Divorce: jours d'après
Intro feutré : piano acoustique aux accords plaqués délicats, crackles vinyle en fond. Voix féminine rauque, proche du micro, vibrante et nuancée. Accordéon électro-acoustique déploie des volutes mélodiques pluvieuses, basses électriques profondes mais feutrées. Pad synthé discret, nappes de cordes (violons samplés) s’insinuant en arrière-plan pour l’intensité tragique. Rythme mid-tempo subtle, groove lo-fi minimal, sans effets vocaux. Structure subtilement progressive : refrain plus ample en instrumentation, dernier couplet intime, piano et souffle d’accordéon seuls pour finir.

Divorce: jours d'après
Intro feutré : piano acoustique aux accords plaqués délicats, crackles vinyle en fond. Voix féminine rauque, proche du micro, vibrante et nuancée. Accordéon électro-acoustique déploie des volutes mélodiques pluvieuses, basses électriques profondes mais feutrées. Pad synthé discret, nappes de cordes (violons samplés) s’insinuant en arrière-plan pour l’intensité tragique. Rythme mid-tempo subtle, groove lo-fi minimal, sans effets vocaux. Structure subtilement progressive : refrain plus ample en instrumentation, dernier couplet intime, piano et souffle d’accordéon seuls pour finir.
Lyrics
J’ai plié nos souvenirs, plié dans le carton,
Ton odeur flotte, flotte encor’ dans l’salon.
La petite dort, dort un jouet dans la main,
Et moi je veille, veille sans chagrin, sans demain.
On s’est dit des mots, des mots qui pèsent lourd,
Des silences froids, des silences qui blessent tout.
Mais au fond reste, reste la tendresse douce,
Tendresse qui sauve, qui sauve en détresse.
On gard’ra l’contact, contact par des appels,
Des messages perdus, perdus dans l’espace bleu.
Voix lointaines, voix douces et essentielles,
Pour les fêtes, les bougies, les nouvelles si belles.
Pour notre gosse, gosse qui grandit en douce,
Elle cherche, cherche les morceaux d’un « nous ».
Je te dirai d’elle, d’elle et ses éclats vifs,
Ses tourments tendres, ses rires qui me fendent.
Tu chanteras, chanteras la berceuse d’antan,
Celle qui dort, dort dans sa mémoire d’enfant.
Fil d’or léger, fil d’or entre ses doigts menus,
Lien secret, lien qui nous lie encore un peu.
Si tu doutes, doutes de ce qu’on a fait,
Souviens-toi, souviens-toi : l’amour s’efface net.
Comme un dessin, dessin sur le sable fin,
La mer vient, vient sans colère, tout reprendre enfin.
De nos cendres, cendres reste la lumière claire,
Cœurs moins fiers, moins fiers mais qui se reconnaîtront.
Un peu de feu, de feu fatigué mais valeureux,
Dans nos yeux, nos yeux garde la flamme d’hier.
On s’croisera, croisera un matin d’école,
Aux portes grises, grises dans un parfum d’antan.
Un regard doux, un sourire sans mots lourds,
Le passé referme, referme son flot d’or.
Comme deux amis, amis apaisés enfin,
Portant au creux, au creux des yeux fatigués,
Les restes d’un feu, d’un feu tout de même vrai,
Feu qui réchauffe, qui réchauffe les cœurs brisés.
Notre petite, petite grandira entre nous,
Deux toits sombres, deux voix dans ses lendemains.
Deux mondes doux, mais un seul cœur dans ses dessins,
Elle dira « papa », dira « maman » sans fin.
Sans deviner, deviner ce qu’on tait la nuit,
Qu’en partant, partant on sauve son sourire.
Pour qu’elle n’pleure, n’pleure jamais nos chaînes,
Deux amours libres, libres valent mieux qu’une peine.
Quand elle sera grande, grande un jour viendra,
Elle comprendra, comprendra enfin tout bas :
Aimer c’est pas, c’est pas tenir la main serrée,
Mais savoir lâcher, lâcher pour laisser voler.
Partir sans fuir, rester sans geindre en vain,
Donner sans éteindre, sans éteindre la beauté.
S’éloigner tendrement, tendrement pour respirer,
Laisser l’amour, l’amour fleurir en liberté.
Un jour on rira, rira des disputes folles,
Nos voix mêlées, mêlées comme vagues en mer.
On tournera, tournera les pages douces,
Et l’on se dira, dira merci en murmure.
D’avoir sauvé, sauvé l’enfant du naufrage,
Rien n’est perdu, perdu, juste chemins changés.
Notre fille aura, aura deux amours entiers,
Deux fois plus de bras, de bras pour l’enlacer.
Deux maisons pleines, pleines d’amour sincère,
Deux soleils vifs, vifs à voir chaque matin.
Deux fois moins d’ombres, d’ombres éternelles,
Deux bonheurs doubles, doubles pour son destin.
