
Ôde aux fous
The track opens with dramatic orchestral strings and sparse piano, building tension under a deep, grave male rap vocal. Percussive hits punctuate each line, with ominous bass and occasional choral accents. Verses grow in theatrical intensity, ending with dramatic, minor-key flourishes.

Ôde aux fous
The track opens with dramatic orchestral strings and sparse piano, building tension under a deep, grave male rap vocal. Percussive hits punctuate each line, with ominous bass and occasional choral accents. Verses grow in theatrical intensity, ending with dramatic, minor-key flourishes.
Lyrics
Oh, toi, fou magnifique, toi qui danses sur la corde raide de la bienséance, un verre de vin grand cru dans une main, un rire tonitruant dans l’autre, je te chante !
Les rebelles, les imprudents, ceux qui crachent le mot interdit en plein dîner mondain, celui qui fait tinter les verres et rougir les joues des âmes sensibles.
Ces sauvageons des syllabes, qui balancent des claques verbales comme des enfants qui fracassent une piñata, avec ce sourire en coin qui dit : « Oui, j’ai osé dire ça, et alors ? »
J’aime les malpolis, ces poètes de l’insolence, qui, sous prétexte de ne pas savoir tenir une fourchette correctement, qui parlent la bouche pleine et balancent des vérités crues entre le fromage et le dessert.
Les sages qui ne le sont pas, ces faux calmes aux yeux pétillants, qui cachent sous leurs airs de profs de philo une envie furieuse de renverser la table et de hurler : « À quoi bon tout ce cirque ? »
Les brûlés vifs, ces génies emprisonnés dans les fers de l’intelligence sociale, qui jonglent avec les conventions comme avec des torches enflammées, et tant pis si ça brûle un peu les doigts des bien-pensants.
Et puis, il y a les retardataires, ces délicieux empêcheurs de tourner en rond, qui arrivent toujours en décalé, avec des idées trop grandes pour l’horloge, des rêves trop lourds pour les agendas.
Les trop pensants, ceux qui cogitent à en faire fumer les neurones, qui démontent le monde en une phrase et le reconstruisent en un éclat de rire. Qui te disent que tu vaux rien parce que t’as pas fait une école de commerce ou d'ingénieur. Ceux-là, ils pètent plus haut que leur cul, on a envie de leur foutre une torgnole dans la tronche mais on résiste, bien sûr !
Les contre-courants, ces nageurs fous qui remontent les rivières à contre-sens, juste pour te montrer qu'on peut prendre un autre chemin, plus dur mais plus courageux.
Mais parlons d’eux, les bons vivants, les vrais, ceux qui baisent la vie à pleines dents, avec cette sauvagerie qui fait trembler les murs et frissonner les âmes. Souvent, ceux-là, ils boivent comme des trous et fument comme des pompiers. Des épicuriens en puissance ! Le sexe sauvage, ils connaissent ça, celui qui ne demande pas la permission, qui s’empare des corps comme on vole une étoile, dans un éclat de sueur et de rires mêlés. L’amour qui brûle, celui qui laisse des marques, des plaies béantes dans le cœur, avec des baisers qui mordent, trop voraces, des nuits où l’on oublie jusqu’à son propre nom.
Parlons de ces amants fous, qui se laissent harceler par la passion, qui kiffent ce harcèlement consenti, ce jeu dangereux où l’on dit « encore » alors que tout le monde crie « stop ». Ils se jettent dans la tempête, cheveux au vent, cœur en feu, et rient des éclairs qui zèbrent leur peau.
Ces fous, ces délicieux détraqués, ils dansent sur les tables, ils trinquent avec l’absurde, ils font l’amour à l’existence comme on fait la guerre : sans stratégie, sans armure, mais avec une putain d’envie de vivre ! Ils renversent les âmes sensibles, ces fragiles poupées de porcelaine qui s’offusquent d’un rien, d’un mot, d’un regard, d’une vérité trop nue. Qu’ils s’offusquent, ces saintes Nitouches, qu’ils s’évanouissent, qu’ils appellent la Police des bonnes manières !
Les fous s’en foutent, ils courent déjà ailleurs, vers une autre idée folle, un autre amour incandescent, une autre claque verbale à distribuer avec un sourire carnassier aux lèvres, ces têtes à claques !
Alors, à vous, les fous, les furieux, les vivants, je lève mon verre – un peu fêlé, un peu trop plein, comme il se doit.
Continuez de mettre le feu, de faire l’amour à la vie, de danser sur les cendres des conventions. Vous êtes le sel, le piment, le bordel magnifique qui fait que la vie, cette chienne indomptable, malgré tout, vaut la peine d’être vécue.
À votre santé, mes détraqués chéris, mes délicieusement dérangés, sans vous, putain qu'est-ce qu'on s’ennuyerait, et que les âmes trop pudiques, timides et sensibles se bouchent les oreilles !
Fad out
Original lyrics by @lapoetessemaudite
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