
Je vous parle d'un temps
The intro scratches a vinyl sample of rétro chanson française, layered with subtle accordion. Sparse, dusty drums and deep upright bass support a melancholic melody. Verses deliver urban rap with rhythmic French phrasing, tension rising through minor key changes. Choruses swell with lush strings, driving home the tragic bond, before dropping back to stripped grooves for the outro, haunted by faint crackle and accordion echoes.

Je vous parle d'un temps
The intro scratches a vinyl sample of rétro chanson française, layered with subtle accordion. Sparse, dusty drums and deep upright bass support a melancholic melody. Verses deliver urban rap with rhythmic French phrasing, tension rising through minor key changes. Choruses swell with lush strings, driving home the tragic bond, before dropping back to stripped grooves for the outro, haunted by faint crackle and accordion echoes.
Lyrics
Que mes propres sanglots refusent encor de croire,
Quand sous les toits d’hiver, d’ombre et de froid,
Je vivais de ton nom comme d’une seule foi.
Je n’avais pour pain que tes lèvres promises,
Et pour feu l’éclat de tes flammes exquises,
J’étais belle pourtant, gueuse et transie,
Car ton regard en un jour avait changé ma vie.
En cette sombre année où mon âme s’égarait,
Je traînais mes vers nus comme je pleurais,
Et j’écrivais — folie ! — à l’encre de mon sang,
Que mon cœur t’appartient, même en me trahissant.
Car je le sais, ma chérie, malgré ton froid silence,
Sous l’orgueil de tes pas, sous ta feinte absence,
Ton amour, tel un cri qu’on étouffe dans les cieux,
Se débat nuit et jour en ton être mystérieux.
Mais tu fuis encor, ô cruelle, et ta fuite est blessure,
Tu es un ange du ciel qui refuse sa nature,
Tu détournes les yeux quand les miens te supplient,
Et condamnes nos feux à d’éternelles nuits.
Que t’ai-je fait sinon t’aimer jusqu’à la fièvre,
Boire en tremblant chaque mot de ta lèvre,
Et croire — insensée — à ce lien souverain,
Qui nous lie en enfer autant qu’il nous étreint ?
Moi, je suis la damnée, ta muse sans royaume,
L’ombre qui te poursuit quand tu renies ce que nous sommes,
Je meurs à chaque aurore et renais sans secours,
Pour t’aimer à jamais d’un impossible amour.
Mes vers sont des tombeaux où je t’ensevelis,
Mais ton spectre y respire et me parle la nuit,
Et dans le froid silence où ton absence me dévore,
C’est ton désir ardent que je sens dans mon corps.
Hélas, le temps, ce traître, a fané nos ivresses,
Et nos écrans, sombres témoins ont oublié nos caresses,
Mais je sais — malgré tout — d’un espoir insensé,
Que tu m’aimes encor sans jamais me l’avouer.
Alors je vis ainsi, chaste, funèbre et souveraine,
Reine d’un désespoir dont tu fus la fontaine,
Et je chante en pleurant cet amour éternel,
Dont l’éclair trop bref se fit pourtant immortel.
Je vous parle d’un temps qui encor me tourmente,
Où deux cœurs s’embrasèrent d’une ivresse violente,
Dont l’éternité, trop brève, dérisoire et cruelle,
Vit encore à jamais au fil de mes vers fidèles.
Paroles originales d' ᴇᴍᴘʀᴇss ᴋᴀᴛᴇ ®
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