
Enchantement [FR]
desert rock, stoner rock,

Enchantement [FR]
desert rock, stoner rock,
Lyrics
(Verse 1)
On a quitté le centre, la civilisation
Juste une virée nocturne, sans préméditation
Trouver ce club au nom caduc, en périphérie
Où le bitume suinte une anesthésie
L'odeur de bière tiède et de capitulation
Des corps mécaniques en lente friction
Sur une barre d'acier, froide et impersonnelle
Une routine sans âme, une peine corporelle
(Pre-Chorus)
On regardait sans voir, noyés dans la pénombre
Complices silencieux de ce ballet des ombres
Puis le velours s'est tu, la lumière a changé
Et dans un souffle lent, tu es entrée...
(Chorus)
Un ange dans ce cloaque, une absolution
Ton corps une spirale, une sainte contorsion
Nos mâchoires devenues plomb, une révélation
Perdu dans tes prunelles, ma seule direction
Sauve-moi de ce monde, douce crucifixion
(Verse 2)
Le temps s'est disloqué, les autres ont disparu
Chaque muscle une syllabe que j'aurais voulu
Déchiffrer sur ta peau, pure calligraphie
L'acier sous tes mains, une eucharistie
Tes vertèbres ondulaient, serpent d'ivoire et d'or
Tu dansais sur nos tombes, sur nos remords
Et dans ce mouvement, cette grâce animale
Se cachait une peine, une faille abyssale
(Chorus)
Un ange dans ce cloaque, une absolution
Ton corps une spirale, une sainte contorsion
Nos mâchoires devenues plomb, une révélation
Perdu dans tes prunelles, ma seule direction
Sauve-moi de ce monde, douce crucifixion
(Pont - The rhythm intensifies, the drums become more prominent, the vocals rise in power and contained rage.)
Le rideau qui retombe ! Un coup de poing brutal !
Le son redevient sale, l'air redevient banal !
On s'est regardés, blêmes, comme au sortir d'un rêve
Nos bières sont devenues chaudes, nos paroles si brèves...
Réveillés en sursaut dans le même coma
Éjectés violemment de ton panorama
La lumière s'est rallumée, crue, sans concession
Révélant la poussière et la désillusion.
(Outro - The music calms down, becomes minimalist again, the voice is almost spoken, weary and melancholic)
Et j'y suis retourné... tant de fois.
Guettant dans chaque ombre le son de ta voix.
Voulant revoir la flamme, cet instant divin...
Mais la barre reste froide, le spectacle est vain.
Elle n'est jamais revenue.
Cette vision fulgurante, à jamais disparue.
Ce soir-là, dans ce trou, j'ai compris sans détour...
Le vrai sens du mot "enchantement".
Et son absence... pour toujours.
Pour toujours.
