
Consentement et signaux brouillés
dark taïko drums

Consentement et signaux brouillés
dark taïko drums
Lyrics
Couplet 1
Les murs brillent comme des armures trop nettes,
les corps attendent sans savoir comment parler.
Il faudrait dire : « J’ai envie »,
mais ici, chaque mot pèse comme une erreur possible.
On nous a appris à marcher droit,
et à désirer courtois,
comme si le feu devait d’abord demander la permission
d’être flamme.
Un souffle approche, puis se retient,
comme un baiser qui hésite au bord des lèvres,
menotté par la peur d’être mal lu,
mal pris, mal dit…
alors rien ne brûle
et tout se glace.
Pré-Refrain
Pourtant il suffirait d’entendre
quand le “non” vient,
pas d’étouffer chaque “oui”.
Il suffirait de laisser les mains parler
sans muselière.
Refrain
On veut le droit d’oser,
de frôler, de tenter,
sans devenir des bourreaux par erreur,
sans devenir des statues par prudence.
On veut la danse, le risque, la braise,
et la phrase claire : “Si je dis stop, tu t’arrêtes.”
C’est simple.
Et tout le reste peut être feu.
Couplet 2
Le Bal des Mains Prudentes
Ils tournent sans toucher vraiment,
main suspendue à deux centimètres d’une taille
comme si deux doigts trop proches
étaient déjà un crime.
Les regards brisent la glace,
mais jamais la distance.
On dirait que chaque décharge de désir
doit être emballée dans un formulaire.
Sauf que la peau, elle, ne remplit pas de papiers.
Elle répond.
Elle accepte.
Ou elle refuse.
Et ça se voit.
Pré-Refrain 2
Si je lève le menton,
si j’avance d’un pas,
c’est un oui clair.
Si je recule,
tu comprends,
et tout s’arrête.
Pas besoin d’un manuel,
juste d’un regard honnête.
Couplet 3
On n’aurait jamais dû en arriver là,
à compter nos gestes comme des fautes possibles,
à demander si la fièvre d’un baiser
n’est pas une erreur irréversible.
Ce n’est pas le désir qui a dérapé,
ce sont ceux qui l’ont confondu en chemin,
avec le droit de prendre sans écouter,
Ils ont brisé la danse pour tous,
et maintenant on s’excuse d’être en vie,
comme si vouloir était suspect,
comme si le feu, seul, était interdit.
C’est un constat amer :
désormais, s’aimer demande des garde-fous sévères,
car trop ont confondu la spontanéité
avec le non-respect.
Un non, c’est un non.
Un oui n’est jamais une raison.
Refrain final
On veut le droit d’oser,
de frôler, de tenter,
sans devenir des bourreaux par erreur,
sans devenir des statues par prudence.
On veut la danse, le risque, la braise,
et la phrase claire : “Si je dis stop, tu t’arrêtes.”
C’est simple.
Et tout le reste peut être feu.
Pont
La peau n’a pas besoin de doctrine,
elle dit oui en se cambrant,
non en se figeant,
elle n’a pas de débat,
elle répond.
Toi tu avances d’un millimètre,
je respire, je reste,
alors viens.
C’est ça, le consentement :
un pas que l’autre accepte.
Coda
Je ne te demande pas de permission écrite,
je te demande de m’écouter.
Je ne te donne pas un contrat,
je t’offre ma confiance.
Si je ne veux pas, je te le dirai.
Si je veux, tu le sauras.
Et ce soir, dans ce tango,
je viens à toi.
Alors ose…
et entends mon oui.
