
Les Cartes Perdues (R)
neon city-pop groove, 118 bpm, japanese-scale bell, funky bass slap, vapor-night reverb

Les Cartes Perdues (R)
neon city-pop groove, 118 bpm, japanese-scale bell, funky bass slap, vapor-night reverb
Lyrics
Título – “Les Cartes Perdues”
Intro – accordéon doux + pas sur gravier
Mes bottes connaissent la poussière de sept pays.
Ma boussole cherche le nord depuis hier.
Dans ma poche, une lettre jamais envoyée…
Et dans ma tête, ta voix qui ne part jamais.
Couplet 1
J’ai quitté Marseille un matin de mistral,
Les valises pleines de peut-être et de pourquoi-pas.
Grand-mère m’a dit : « Les chemins se souviennent
de ceux qui partent chercher ce qui vient. »
Le train siffle, les collines défilent,
chaque tunnel cache un chapitre inédit.
Je dessine ta silhouette sur la vitre embuée ;
elle s’efface, mais le creux qu’elle laisse reste.
Pré-refrain – chœur féminin lointain
Partir, c’est tisser derrière soi
un fil qui tire, qui tire, qui tire…
Refrain
Oh, mes cartes perdues dans le vent,
je ne sais plus où je vais,
mais je sais d’où je viens maintenant –
et c’est déjà assez vrai.
Les routes me parlent en langues anciennes,
chaque pierre invente une mémoire.
Si je m’égare, que les étoiles me ramènent
à cette lumière dans le noir.
Couplet 2
À Prague j’ai bu du thé avec une inconnue
qui collectionnait les timbres de pays disparus.
Elle ouvrit une boîte en cuir :
« Regarde, dit-elle, comme le monde est petit. »
Les cloches de la cathédrale sonnaient minuit ;
j’ai compris que voyager, c’est aussi revenir
vers soi-même, mais par des chemins détournés
qu’on n’aurait jamais imaginés.
Pont – violon seul, puis pizzicato
Dans un café à Venise
j’ai écrit sur une serviette :
« Maman, j’ai trouvé la surprise :
elle était dans la quête. »
Je signai, puis pliai la serviette
en bateau que je laissai dériver
sur le canal – miniature de ma vie
qui s’éloigne pour mieux revenir.
Refrain final – orchestre complet, timpani doux
Oh, mes cartes perdues dans le vent,
elles m’ont menée là où je dois être.
Les détours sont les plus beaux présents
que l’on se soit jamais permis.
Les routes me chantent leur mélodie,
chaque pas compose un refrain.
Et si demain je rentre au pays,
je ne serai plus la même – enfin,
je serai toutes mes versions à la fois.
Outro – harmonica + bruit de train qui s’éloigne
Le billet de retour dort dans mon sac,
mais pas encore, pas encore…
Il reste une dernière aventure
sur cette carte aux bords dorés.
(Le train s’éloigne, l’accordéon se tait.
Un pépiement d’étourdi remplace la musique.)
