
Dociles
Unknown

Dociles
Unknown
Lyrics
(Intro )
"Encore une nuit sous tension dans les quartiers populaires..."
"La colère monte, mais le silence règne au sommet."
(Intro )
T’entends ça ? C’est pas du son.
C’est la rue qui gronde.
C’est un cri qu’on a retenu trop longtemps.
Et maintenant… il sort.
Prépare-toi.
Couplet 1
Tout s’casse la gueule, mais ça scroll en boucle
On s’drogue à la dopamine des écrans, en boucle
TikTok pour oublier qu’on vit dans l’flou
Et les gamins rêvent d’être riches sans bouger d’chez eux
Les écoles sont vides, les têtes sont pleines
De vide.
On remplace les livres par des likes
Et l’avenir par un filtre à selfie
Les cités pleurent, les murs s’effritent
Les vieux meurent seuls, les jeunes fuient vite
Y’a plus d’repères, juste des alertes
Des mères en deuil, des pères qui désertent
Refrain
Ils croyaient qu’on serait dociles,
qu’on plierait l’échine...
Mais t’entends ça ?
C’est nos voix qui montent,
c’est nos cœurs qui battent,
C’est la rue qui parle — avec le son comme frappe.
Refrain
Ils croyaient qu’on serait dociles,
qu’on plierait l’échine...
Mais t’entends ça ?
C’est nos voix qui montent,
c’est nos cœurs qui battent,
C’est la rue qui parle — avec le son comme frappe.
Couplet 2
Ils parlent de République mais font des rafles
Des contrôles, des fiches, des grenades dans l’crâne
Un gosse meurt — c’est une "erreur"
Un jeune riposte — c’est un "monstre", c’est la peur
Les médias tournent comme des vautours
Ils hurlent "insécurité" et ça grimpe dans les tours
Mais l’vrai danger est costumé, parfumé,
Il dîne entre amis, pendant qu’nos mères sont ruinées
Y’a pas d’justice, que des peines
Et quand t’as rien, on t’apprend qu’t’es "la haine"
On t’apprend qu’tu nuis, qu’t’existes par erreur
Mais on oublie : c’est l’État qui fabrique la rancœur
Refrain
Ils croyaient qu’on serait dociles,
qu’on plierait l’échine...
Mais t’entends ça ?
C’est nos voix qui montent,
c’est nos cœurs qui battent,
C’est la rue qui parle — avec le son comme frappe.
Refrain
Ils croyaient qu’on serait dociles,
qu’on plierait l’échine...
Mais t’entends ça ?
C’est nos voix qui montent,
c’est nos cœurs qui battent,
C’est la rue qui parle — avec le son comme frappe.
(Pont )
Ils disent qu’on fout rien,
Qu’on fait que râler, qu’on veut pas bosser
Mais eux, ils font quoi ?
À part empiler les morts sous des dossiers ?
Tu veux qu’on reste calmes ?
Qu’on s’écrase encore ?
Mais à force d’encaisser,
Un jour… on mord.
(Outro)
J’suis pas un prophète… j’suis un miroir.
Ce que j’rappe, tu l’vois tous les jours.
Et j’vous le dis droit dans l’micro :
Rien. N’a. Changé.
