
Peau orpheline
Raw, dirty hidden-track grunge. Lo-fi garage recording, heavy distortion, constant feedback, blown-out amps. Guitars: fuzzy, dissonant power-chords, messy riffs, chaotic noise bursts. Bass: thick, overdriven, menacing. Drums: mid-fast tempo, smashed cymbals, loose, aggressive, almost falling apart. Vocals: screamed, raspy, unhinged, sometimes whispered then exploding; emotional over intensity vs. pitch. Mood: anger, absence, desperation, claustrophobic tension. Production: clipping mics, tape hiss, room noise, live feel, no polish.

Peau orpheline
Raw, dirty hidden-track grunge. Lo-fi garage recording, heavy distortion, constant feedback, blown-out amps. Guitars: fuzzy, dissonant power-chords, messy riffs, chaotic noise bursts. Bass: thick, overdriven, menacing. Drums: mid-fast tempo, smashed cymbals, loose, aggressive, almost falling apart. Vocals: screamed, raspy, unhinged, sometimes whispered then exploding; emotional over intensity vs. pitch. Mood: anger, absence, desperation, claustrophobic tension. Production: clipping mics, tape hiss, room noise, live feel, no polish.
Lyrics
il est au loin la tristesse
au son des baleines
écumes blanches des folies
sans le moindre sou de sel
s'épanche en air de caravelle.
l'iode bouffe les joues creuses
du vaillant au phare de pierre
où l'œil marée d'algue
renverse les dunes.
s'envole l'écharpe rouge
les paires de ton regard bleu
qui n'a de bleu que ton souvenir
je ne découvrirai pas ses tendres coquillages
que tu as laissés sur mes mains
les coupoles de nacre
pamplemousse de porcelaine
tes porcelaines...
et les longues traces que laissent
les couteaux sur la plage
celle que tu graves à même les écrins
la forme de tes doigts
au long du large mât
d'un animal agonisant sur des flots de misère.
et moi
moi dans tout cela
je me porterai à même le sol
sur des tapis doux-amers
je ramperai dans la douleur
et sentirai la sécheresse
dans ce moelleux cercueil
que tombe le crépuscule
de cette attente interminable.
alors la fenêtre me fixe
d'un regard immobile
celui des gens
un peu compatissants
qui n’osent pas contredire
la dérive d’un amour dévorant
et les mouettes ricanent
tous les matins
elles se moquent rieuses
de ma solitude
elles se gaussent et s'invitent
sous le bord de mon toit.
ravine et houle
océan et précipices
noyer, naufragé
entouré de pensées
entouré de tous les alentours
serré serré... prisonnier
alourdi de sable
bouche sèche
peau orpheline
peau sans but
peau étouffée
reviens
