
l'ardoise
Musique traditionnelle bretonne, violon celtique, chant masculin français, rap, dancehall, bombarde, reggae, percussions dancehall, 140-150 bpm, rythmes kuduro camerounais, cornemuses bretonnes, fusion dynamique de raggamuffin reggae, steel drums, ambiance festive, basse électronique rapide, musiques du monde, percussions africaines, kuduro

l'ardoise
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Lyrics
Ils sont nés avec un poids sur les épaules, une dette invisible,
Un fardeau chiffré en milliards, un futur presque indicible.
On leur lègue un monde en sursis, une planète à crédit,
Et on leur demande de rembourser les erreurs d'hier, c'est ça le délit.
Chaque bulletin d'information est un rappel à l'ordre,
"La dette se creuse", "Il faut payer", pour maintenir le désordre
Organisé par une élite qui a fait la fête sans compter,
Qui a brûlé les ressources, privatisé les bontés
De la Terre Mère. Ils ont signé des chèques en bois sur notre avenir,
Et aujourd'hui, ils nous présentent l'addition avec un grand sourire,
En nous parlant de "responsabilité", de "courage", de "réformes",
Pendant qu'ils placent leurs propres actifs à l'abri de la norme.
(Refrain)
On vit sur l'ardoise d'un monde qu'on n'a pas choisi,
On paie pour leurs excès, leurs guerres et leurs folies.
Ils nous parlent de chiffres, de bilans, de taux d'intérêt,
Mais leur dette à eux, c'est nos vies qu'ils ont hypothéquées.
On vit sur l'ardoise, et chaque jour elle s'allonge,
Un esclavage moderne caché sous des couches de mensonges.
Mais un jour viendra où le peuple, d'une seule voix,
Retournera la table et effacera l'ardoise.
Leur dette n'est pas que financière, elle est aussi écologique,
Chaque espèce qui disparaît, chaque glacier qui abdique,
C'est une ligne de plus sur la facture, un passif pour nos enfants,
Un héritage empoisonné qu'on leur laisse en partant.
Ils ont foré, pompé, brûlé, sans aucune conscience,
Obsédés par la croissance, leur unique science.
Ils ont transformé les forêts en bilans trimestriels,
Et les océans en poubelles pour leurs profits irréels.
Ils nous demandent de trier nos déchets, un geste dérisoire,
Pendant qu'ils continuent de jouer avec la planète au casino, chaque soir.
Leur "développement durable" n'est qu'un slogan publicitaire,
Pour repeindre en vert un système qui nous mène droit au cimetière.
(Refrain)
On vit sur l'ardoise d'un monde qu'on n'a pas choisi,
On paie pour leurs excès, leurs guerres et leurs folies.
Ils nous parlent de chiffres, de bilans, de taux d'intérêt,
Mais leur dette à eux, c'est nos vies qu'ils ont hypothéquées.
On vit sur l'ardoise, et chaque jour elle s'allonge,
Un esclavage moderne caché sous des couches de mensonges.
Mais un jour viendra où le peuple, d'une seule voix,
Retournera la table et effacera l'ardoise.
Et puis il y a la dette morale, la plus lourde à porter,
Celle des promesses trahies, de "l'égalité" et la "fraternité".
Celle d'un système qui produit plus de riches et plus de pauvres,
Qui laisse des gens dormir dehors pendant que des bureaux sont inoccupés, pauvres
Hères d'une société qui a perdu sa boussole.
Ils ont créé une compétition où seuls les plus cruels s'envolent,
Où l'entraide est une faiblesse et l'empathie un défaut.
Ils nous ont appris à nous méfier, à voir l'autre comme un fardeau.
Ils ont brisé la confiance, le contrat social, le lien,
Pour que chacun se batte pour sa part du gâteau, et ne demande plus rien.
Cette dette-là ne se chiffre pas, mais elle se sent dans le regard,
De ceux qui n'y croient plus, qui sont laissés sur le départ.
(Refrain)
On vit sur l'ardoise d'un monde qu'on n'a pas choisi,
On paie pour leurs excès, leurs guerres et leurs folies.
Ils nous parlent de chiffres, de bilans, de taux d'intérêt,
Mais leur dette à eux, c'est nos vies qu'ils ont hypothéquées.
On vit sur l'ardoise, et chaque jour elle s'allonge,
Un esclavage moderne caché sous des couches de mensonges.
Mais un jour viendra où le peuple, d'une seule voix,
Retournera la table et effacera l'ardoise.
Alors n'écoute plus leurs experts, leurs économistes en cravate,
Leur discours n'est qu'une berceuse pour que le peuple se débatte
En silence. La dette n'est qu'un outil de contrôle, une chaîne,
Pour nous maintenir à genoux, pour nous injecter la haine
De soi-même. Mais une dette illégitime n'a pas à être payée,
Un contrat signé par des voleurs peut être déchiré.
Notre seule dette à nous, c'est envers ceux qui viendront demain,
C'est de leur laisser un monde plus juste, un monde plus sain.
Alors l'insoumission devient un devoir, la désobéissance une vertu,
Face à leur ordre injuste, à leurs lois qui nous tuent.
Le jour du grand jubilé, ce n'est pas eux qui le décideront,
Ce sera nous, dans la rue, par millions.
