
Dernier Souffle***
“Dernier Souffle” features a deep, seasoned male voice, softly spoken in Quebecois French, with expressive pacing and heavy silences. Ambient winds ebb and flow beneath gentle vinyl crackle, while sparse, delicate piano and subtle strings fade in and out, creating an intimate, timeless cinematic space. The arrangement remains minimal with no beat—piano and strings drift in gentle waves, matching each emotional contour of the narration, supporting the slow, contemplative cadence, and letting heavy pauses linger, drawing every ounce of depth from the performer’s aged, dignified tone.

Dernier Souffle***
“Dernier Souffle” features a deep, seasoned male voice, softly spoken in Quebecois French, with expressive pacing and heavy silences. Ambient winds ebb and flow beneath gentle vinyl crackle, while sparse, delicate piano and subtle strings fade in and out, creating an intimate, timeless cinematic space. The arrangement remains minimal with no beat—piano and strings drift in gentle waves, matching each emotional contour of the narration, supporting the slow, contemplative cadence, and letting heavy pauses linger, drawing every ounce of depth from the performer’s aged, dignified tone.
Lyrics
Silence, puis la voix entre doucement
J’me suis longtemps demandé si tout ça servait à quelque chose.
Tous ces mots, ces gestes, ces erreurs…
On veut tellement laisser une trace,
comme si l’oubli, c’tait pire que la mort.
Mais aujourd’hui, j’me rends compte que la trace,
c’est pas c’qu’on grave dans la pierre.
C’est c’qu’on sème dans l’cœur des autres,
sans même s’en rendre compte.
J’ai passé ma vie à me battre contre l’temps,
contre moi-même, contre le vide.
J’voulais pas disparaître,
pis j’comprends maintenant que c’est correct de s’effacer un peu.
Que partir, c’est pas fuir —
c’est laisser la place à c’qui vient après.
Mon fils,
si un jour tu doutes d’ta valeur,
rappelle-toi que t’as été mon miracle,
même si j’te l’ai pas assez dit.
T’étais ma raison de recommencer,
même quand j’voulais plus me lever.
Pis si t’regardes le ciel un soir d’hiver,
pis qu’tu penses à moi,
fais-le sans tristesse.
J’suis là, dans le vent qui frappe les vitres,
dans la lumière des lampadaires,
dans les rues qu’on a marchées ensemble,
même quand on s’parlait plus.
Y’a pas de fin, juste des pauses.
Pis la mienne, elle arrive doucement,
comme une dernière chanson sans refrain.
Les regrets s’effacent,
les fautes s’dissolvent,
pis ce qu’y reste, c’est juste l’amour —
nu, fragile, vrai.
J’ai plus besoin d’avoir raison,
j’ai plus besoin d’être fort.
J’me contente d’être en paix,
pis d’savoir que quelque part,
tu continues c’que j’ai jamais su commencer.
Alors respire pour moi,
vis sans honte,
aime sans peur.
C’est tout c’que j’pouvais t’laisser.
Pis quand viendra ton tour,
fais pareil.
Laisse le monde un peu meilleur,
juste parce que t’as osé aimer…
malgré tout.
[Un long silence.
Puis un dernier souffle, à peine audible.]
Parce qu’au fond…
c’est ça, vivre.
