
ALORS PARDON (2) - AM.ORE
French conscious rap, storytelling, ~94 BPM. authentic, rap conscient, like a late-night confession. Soft boom bap drums, warm bass, nostalgic piano loop with simple right-hand melody and gentle left-hand chords, cinematic French movie vibe, melancholic but hopeful. Single French young male rapper voice, medium-low slightly husky voice, clear diction, rap close to spoken word, One voice only from start to finish, no backing vocals, no choirs, no harmonies.

ALORS PARDON (2) - AM.ORE
French conscious rap, storytelling, ~94 BPM. authentic, rap conscient, like a late-night confession. Soft boom bap drums, warm bass, nostalgic piano loop with simple right-hand melody and gentle left-hand chords, cinematic French movie vibe, melancholic but hopeful. Single French young male rapper voice, medium-low slightly husky voice, clear diction, rap close to spoken word, One voice only from start to finish, no backing vocals, no choirs, no harmonies.
Lyrics
Pardon.
Pardon pour tout ce que j’ai fait en pensant bien agir.
Pardon pour tout ce que j’ai pas osé, alors qu'j'savais quoi dire...
Pardon pour les fois où j’ai menti « pour t'protéger »,
Alors qu’j’protégeais surtout mon confort, ma vérité.
Pardon pour mes silences lancés comme des portes qui claquent,
Pour les soirs où j’ai disparu sans un mot, en pleine attaque.
J’me disais « si j’suis pas là, tu souffriras sûrement moins »,
Mais c’est mon ombre qui t’a blessée en restant sur ton chemin.
Pardon d’avoir cru qu’le silence rendrait l’histoire plus belle,
Alors qu’il ajoutait des nuits blanches sous tes prunelles.
Pardon d’avoir regardé sans vraiment écouté,
D’avoir tout observé de loin, trop lâche pour t’affronter.
Par peur du drame, par confort, par refus d’évoluer,
J’ai laissé tes questions tourner sans jamais t'rassurer.
Pardon d’être humain, mais surtout d’être égoïste,
De jouer l’innocent alors qu'mon nom est sur la liste.
De dire « c’est pas l’moment » quand c’était pile l’instant,
De fuir tes larmes en répétant « ça passera avec le temps ».
Pardon, j’ai cru qu’un câlin pouvait réécrire le passé,
Qu’un « je vais changer » suffisait pour tout réparer.
Pardon, j’ai posé des « je t’aime » sur des failles ouvertes,
En espérant que ces mots tiennent tes blessures propre et nettes.
Pardon, j’ai laissé mes peurs décider à ma place,
Maintenant je me tiens devant toi, sans excuse, face à face.
Pardon d’avoir cru qu’aimer, c’était gagner le combat,
Qu’il fallait sortir vainqueur, jamais baisser les bras.
Alors qu’l’amour, le vrai, c’est pas un champ de bataille,
C’est un endroit où l’on pose les armes, où les égos se taille.
Pardon pour toutes les guerres que j’ai lancées par orgueil,
Pour les « c’est toi la folle » juste pour sauver ma gueule.
Pour les fois où j’ai dit « j’te l’avais dit » comme un juge,
Au lieu de dire « j’aurais dû t’aider quand t’avais besoin d’un refuge ».
Pardon au nom de ceux qui ont voulu bien faire et tout raté,
Ceux qui ont cru que se taire, c’était une façon d’aimer.
Au nom des maladroits, des trop fiers, des muets,
Qui ont serré les poings au lieu de te prendre pour de vrai.
Au nom de ceux qui collent des « je t’aime » sur les pansements,
Qui confondent un « je reviens » avec un vrai changement.
Au nom de ceux qui commencent seulement à piger,
Qu’aimer sans abîmer l’autre, ça demande de se changer.
Je ne te demande pas la grâce, ni d’effacer le passé,
Je sais très bien que les cicatrices ne vont pas s’envoler.
Je ne réclame pas l’oubli, ni ton cœur à genoux,
Je te demande juste une chance d’apprendre, à mieux aimer que nous...
Pardon.
Je n’te demande pas d’oublier, ni d’revenir dans mon histoire.
J’veux juste qu’un jour, en pensant à nous, tu puisses voir…
Que j’ai appris à aimer mieux… même si c'est un peu tard…
