
la belle Rose
Modern minimal electro narrative song, slow to mid tempo, restrained and cinematic. Dry electronic beat with subtle variations, muted sub bass, evolving modular textures, light rhythmic shifts to avoid monotony. Male spoken-sung voice, French accent, close-mic, neutral to slightly low register, mostly spoken delivery with controlled pitch movement, no vibrato, no lyrical phrasing. Subtle changes in cadence and intensity between verses, occasional half-melodic lines emerging briefly, then returning to speech. Gradual tension build without climax, cold unresolved instrumental outro. No romantic tone, no dance feel, no orchestral elements.

la belle Rose
Modern minimal electro narrative song, slow to mid tempo, restrained and cinematic. Dry electronic beat with subtle variations, muted sub bass, evolving modular textures, light rhythmic shifts to avoid monotony. Male spoken-sung voice, French accent, close-mic, neutral to slightly low register, mostly spoken delivery with controlled pitch movement, no vibrato, no lyrical phrasing. Subtle changes in cadence and intensity between verses, occasional half-melodic lines emerging briefly, then returning to speech. Gradual tension build without climax, cold unresolved instrumental outro. No romantic tone, no dance feel, no orchestral elements.
Lyrics
French Writer ORIGINAL LYRICS (copyright) Psyché Délice
La belle Rose
Sous une ombrelle fine, elle allait le matin
de la fenêtre ouverte il humait son parfum
elle avait des bottines un beau sac à la main
un bijou de famille, une robe en satin.
Toute la semaine il la voyait passer
c'était une danseuse à l'entrevoir marcher
son petit pied menu qu'enserrait le soulier
il aurait, tant aimé, lui aussi, l'embrasser
Sous une pluie battante ou le soleil ardent
elle demeurait la même, s'était que plus touchant
mais ne levait jamais ses yeux vers la fenêtre
où le tendre amoureux rêvait de la connaître.
Pour se donner courage un soir il décida
si ce n'était pas sage, de boire : il se soûla
ce fut une chaleur qui sembla l'envahir
il l'attribuait à celle, celle de tous ses désirs
Le matin le trouva déboussolé, fourbu
c'était un jour de mai, il ne s'en souvint plus
elle alla vers huit heures comme à son habitude
quand l'homme dans la chambre pleurait de lassitude
C'est alors que lui vint une idée magistrale
et pour ne point paraître, à son égard, banal
il conclu par ces mots, que si vérité blesse
tout de même il fallait lui avouer sa faiblesse
Rajeuni à demi de quelques ans passés
il se senti vainqueur déjà dans l'escalier
dehors il faisait beau la rue était si calme
tout lui donnait raison, mais il n'avait pas d'arme
Il s'assit à la porte et se leva bientôt
la belle de ses rêves apparu aussitôt
son coeur dans sa poitrine cognait à vive allure
et sa joie éclata sans nulle demi mesure
Il s'avança vers elle, il la voyait venir
avec elle il imaginait déjà son avenir
ma dame! je vous aime! s'entendit-il dire
mais elle passa, souveraine, sans même un sourire
Il ne savait que faire, mais l'amour triompha
il l'emporta vers elle, vers elle, il se trouva
elle détourna la tête et daigna regarder
elle était si belle, plus belle qu'en pensée
Monsieur je vous conjure, laissez moi donc passer
quelle fougue soudaine osez-vous témoigner
enfin pardonnez-moi si je puis me permettre
car je suis d'un milieu qu'il ne faut pas omettre
Ma position l'exige, je ne dois point parler
à ces nombreux soudards qui m'en vont courtiser
aux gens qui se négligent et vous en témoignez...
à tous ces prétendants qui ne sont que moitié
Sur ce la gente belle détourna le regard
qu'elle avait déposé à ses pieds sans le voir
se serait elle salit si elle avait croisé
les yeux du ramoneur qui l'avait tant aimé?
Il partit malheureux et vieillit de cent ans
aussi vide à présent si sans fois plus qu'avant...
mais certain d'une chose et non pas mécontent...
c'est que la belle Rose n'avait aucun piquant!
