
đ«đ· Mille visages
Professional production, no distorsion, studio-grade sound, audiophile

đ«đ· Mille visages
Professional production, no distorsion, studio-grade sound, audiophile
Lyrics
@Ombaliz / Michel Laks / Tous Droits Réservés
©Ombaliz - 2025
Je me lĂšve dans la lumiĂšre bleue,
Mon café fume, mon ùme est creuse.
Mes doigts glissent avant mes pensées,
Je like des vies que j'ai jamais croisées.
Je souris pour un Ćil qui me voit pas,
Je parle Ă mille visages sans voix.
Est-ce que je vis⊠ou je simule ?
Est-ce que je brille⊠ou je dissimule ?
(dissimule)
Je poste pour quâon me devine,
Je poste pour chasser mes ruines,
Je poste pour croire encore un peu,
Que lâĂ©phĂ©mĂšre peut rendre heureux.
Je poste pour quâon me devine,
Je poste pour chasser mes ruines,
Je poste pour croire encore un peu,
Que lâĂ©phĂ©mĂšre peut rendre heureux.
Et je me demande en silence :
Qui suis-je sans mes apparences ?
Est-ce que quelquâun me suivra,
Si demain je nây suis pas ?
Jâai mille visages sous un filtre pĂąle,
Jâinvente des rires, jâefface mes rĂąles.
(...)
Je mâĂ©claire au nĂ©on des validations,
Chaque cĆur reçu devient addiction.
Je mâinonde dâĂ©crans, je me perds, je me noie.
Mais quand je coupe, quand tout sâĂ©teint,
Le vide me tient la main.
Je scroll pour combler le manque,
Je scroll quand la peur me flanque.
Je scroll pour ne plus penser,
Ă tout ce que jâai oubliĂ©.
Je scroll pour combler le manque,
Je scroll quand la peur me flanque.
Je scroll pour ne plus penser,
Ă tout ce que jâai oubliĂ©.
Qui me regarde quand j'écris ?
Combien de cĆurs faut-il vraiment,
Pour battre un peu moins vainement ?
Parfois je rĂȘve dâun monde sans rĂ©seau,
OĂč la peau parle mieux que les mots,
OĂč lâon se touche sans sâenvoyer,
Des emojis mal dessinés.
Mais aurais-je encore le courage
De vivre sans ce doux mirage ?
Je rĂȘve dâun souffle, dâune prĂ©sence,
Dâun visage sans apparence.
Je rĂȘve dâun cri vrai, dâun silence,
Dâun amour sans connexion.
Et je me demande en tremblant :
Est-ce la vie que jâinvente,
Ou celle que je perds lentement ?
Je ferme lâĂ©cran, je ferme mes yeux,
Le monde respire â silencieux.
Dans lâombre douce, je me rĂ©vĂšleâŠ
Enfin réell.
