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Cocon

Male vocal performance is extremely anxious, broken, unstable, and mentally collapsing. The voice sounds cracked, tense, grating, sometimes close to shouting or losing control. Vocal delivery feels obsessive, panicked, angry, and psychologically disturbed. The music is minimalist and built only from small, fragile sounds. Childlike instruments: toy piano, xylophone, small bells, wood blocks. Irregular rhythms, naive melodies that feel wrong and anxious. No bass, no pads, no atmosphere. The childish music stays small and playful while the voice becomes darker, harsher, and more unhinged. The contrast should feel uncomfortable and intrusive. Innocence collapses under vocal pressure. No beauty, no warmth, no relief. Absurd, fragile, tense.

Morhuine·4:38

Lyrics

au rayon d’or et d’orge

au long écrin scintille

à l’aurore, à l’aube et le jour

à toutes leurs puretés

à tous ces penchants qui ne cherchent

qu’à reprendre et dresser

dresser un bouclier poli d’argent

ériger en égide

les sceaux et panaches d’or

rutilants des légions alignées

garde et garant de la lumière

goulée des flambeaux

des blasons d’oriflammes

étale-nous tes chaleurs

lumière

faces de méduses

manipulatrice des reflets

susurre les poisons

de ta langue de plâtre

renaissance de tes lueurs

des tombeaux de pierre

du marbre à la jachère

des roches, toutes en éclats

porte-étendard depuis l’unique

porte-soleil, porte-crinière

porte tous les espoirs

corolle passion de rouges fusion

à l’exposition éblouissante

des exubérantes clartés

bernée de ses éclats, séductrice !

expose tout de ses luminaires

sublime de son halo

laissant tout flétrir en dehors

mais où sont les borgnes

ceux qui tapissent

dans le sombre, à l’intérieur des gris

peintres de l’autre face

aux maudits chanceux

aux maudites écritures

non incendiées, non embrasées

déchues du noir

noire obscure de vous, des embellies

des discours élogieux

noirs égouts de vous

aux flammes si rédemptrices

à la chance des aveugles

se couvrir la vue

enfin découvrir

aborder la démence

et tout ce sens

cherche, trouve l’abri

se dissoudre en dégradé

en dedans, en dessous

de mains à la paume

couvre les yeux

ferme les iris en paupières de doigts

se détourner des cieux

contourner le jeu

se détacher du « je »

et gratter, gratter jusqu’à la promesse

d’être réel

acné en engeance

peau marbreuse

marqué, marque rouge

défiante pensée

des alentours étouffants

cerclent les milliers de vous

au-dessus et tout autour

milliers de cris, de sifflements

s’exclure du jour qui vient

s’enfermer dans la bête

ne plus subir cet éclat imposé

alors elle arrive

à l’interne et en dehors

elle rampe

toujours rampe l’araignée

dans mon gosier

dans ma gorge

dans ce goulu terrier

fais-y ta place

de tes petites pattes

enfouie dans mes plis, mes crevasses

vas-y, vas-y, araignée

ne te gêne pas

parle à ma place

couds de tes fils

ton long tunnel

cet endroit où tu te terres

l’endroit où je me perds

l’endroit où tout se tisse

sur un fond de soi

la bâtisseuse de remparts

avaleuse des flatteries

et ça s’entasse dans les cocons

bien gras et bien enflés

un bon garde-manger

que tu enfiles de tes crochets avides

digère lentement et recrache-les

ça gargouille et ça grouille

ça gesticule en ridicule

au festin de la parole

asocial, asocial, associé

à vos vérités

à toutes ces pensées

jamais ne supporter

une étoile en filin

à l’image millénaire

elle rampe à l’intérieur

des miradors

en recroquevillé de soie

enrobé, solitaire

ombre, grotte de cave

en caverne et antre

cocon en milliers de pattes

serre, serre, serre

contre toi

à l’abri du ciel

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